Comment ROY GAGNE 25 000 euros par AN avec 450 VISITES par JOUR sur son SITE WEB de DESSIN ?

Transcription – Interview de Roy Pallas :

Maxence : Dans cette nouvelle vidéo, on va voir ensemble à travers une interview comment réaliser une avalanche de produits sur votre site Internet. Ici, Maxence Rigottier du site vivre-de-son-site-internet.com.

Aujourd’hui, je suis avec Roy Pallas qui a un site sur le dessin. Je vais laisser Roy se présenter. Aujourd’hui, on est à Malte, dans l’appartement de Roy. Moi, j’habite à Malte depuis septembre 2012, mais je suis souvent en voyage en Asie ou dans d’autres pays comme l’Ile Maurice, la Thaïlande, le Laos, le Vietnam, le Japon, Hong Kong. Depuis quelques mois, tu es venu à Malte.

Tu vas nous expliquer ton cursus depuis tes débuts dans le blogging à travers le dessin et ensuite on va revenir en détail sur ce que tu réalises. En 2014, tu as réalisé 27 000 euros de chiffre d’affaires, ce qui fait 2000 euros par mois, ce qui est plutôt sympa surtout pour un blog sur l’art où c’est plus difficile à monétiser que de l’immobilier, les paris sportifs, le marketing Internet, la bourse ou encore d’autres disciplines où il y a un gros marché.

Salut Roy !

Roy : salut Max ! Je m’appelle Roy Pallas. Mon blog, c’est www.blog-le-dessin.com J’ai commencé ce blog alors que j’étais encore étudiant, je faisais ma cinquième année de maîtrise. J’allais attaquer la présentation de mon mémoire. L’histoire de devenir professeur au lycée ou au collège d’arts plastiques, ça me plaisait au début mais de moins en moins sur la fin. Et en voyant l’inquiétude de toutes les personnes qui étaient avec moi dans le cursus et qui se demandaient ce qu’elles allaient faire avec leurs études d’art, est-ce que je vais devenir artiste ? Est-ce que je vais aller vers le professorat ou devenir maître conférencier ?

Toutes ces voies-là que j’entendais pendant l’année ne me plaisaient plus finalement et j’ai décidé de créer ma propre voie en même temps que je créais mon mémoire. Après la présentation, mon blog avait déjà une certaine maturité. Il me manquait juste à le travailler un petit peu plus et je pouvais ensuite commencer à vendre des cours par ce biais-là.

Maxence : pour résumer, tu avais deux options quand tu as fini ton bac+5 : soit donner des cours et aller au doctorat pour avoir un bac+8 et faire une thèse, ou soit être au chômage ou se demander mais qu’est-ce que je vais faire de mon diplôme ?

Roy : dans tous les cas, je suis quand même passé par la case chômage. J’avais fait une interview avec Olivier et juste après mon mémoire j’étais au RSA. J’avais terminé mon mémoire, j’avais ma note mais avant de lancer mes premiers cours et mon site Internet, je suis passé par la case revenu minimal et il fallait vivre sur ses économies. Ça a duré un bon petit moment. En plus, je faisais des allers et retours sur Londres. Pour la petite histoire, j’ai créé le blog au départ parce que j’étais amoureux d’une fille et je voulais la suivre un peu partout.

Maxence : ah, tu avais une chérie à Londres à cette époque-là ?

Roy : oui mais ça ne m’a pas été à faire des économies ces allers et retours à Londres ! Comme je suis tête en l’air, d’autres fois il m’est arrivé d’avoir des embêtements. Le pire était de repayer un billet parce que je m’étais trompé de date pour l’embarquement. J’ai donc fait le site au départ pour ça et puis aussi parce que j’avais quand même des compétences en dessin sinon je ne me serais pas lancé là-dedans.

Mais comme tu l’as dit, par rapport à d’autres thématiques, le dessin et les arts, tout ce qui est loisir, ne sont pas forcément des niches où tout de suite on se dit qu’il y a de l’argent à se faire.

C’est d’abord une question de passion pour soi-même. Moi, je n’ai pas trop vu ça comme une opportunité de faire rentrer plein d’argent. Je me suis d’abord dit : j’ai une passion que j’adore et je vais la faire partager à plein de gens. Il y avait l’aspect pécuniaire mais je n’avais pas l’intention de gagner des centaines de millions avec mon site. Je sais que je n’irai pas jusque-là. Mais si ça me permet d’en vivre et de faire les choses que j’aime tout en étant libre et indépendant, c’est juste l’équilibre que je veux, c’est juste ce qu’il me faut. Je ne suis pas quelqu’un de très compliqué, je suis très simple sur ça. Voilà pour la petite histoire.

Maxence : pour rebondir par rapport à tout ce que tu as évoqué, je reprends cette notion thématique parce qu’il y a beaucoup de personnes qui ont du mal à comprendre en se disant mais pourquoi je gagne que 2000 € par mois pendant que d’autres gagnent 20 000 € par mois avec un site Web ? J’ai pourtant la même expertise égale mais la grosse différence est vraiment dans le choix de la thématique.

Si vous avez des centaines de milliers de contacts ou des centaines de milliers de lecteurs, de prospects qualifiés, d’abonnés à votre mailing list, évidemment vous allez gagner de l’argent mais quand vous avez 5000 ou 10 000 personnes, ce n’est pas la même valeur par contact si vous avez un site sur l’immobilier ou sur le dessin.

Souvent, je le vois également avec mon frère dans la méditation, on me dit : untel, il fait 300 000 €. Forcément, si vous avez 200 000 contacts, n’importe qui va faire 300 000 €. Je parle vraiment en euros par contact, donc vraiment le revenu par contact et là le choix de la thématique est complètement différent.

Et pour donner vraiment un exemple précis, je prends souvent des exemples sur le sport. Imaginez le revenu du meilleur du monde sur marathon, du meilleur du monde sur 10 km, il est 20 ou 30 fois inférieur à celui du meilleur footballeur du monde donc on va dire Messi ou Cristiano Ronaldo. Pourtant les deux sont numéros un, ils ont la même expertise dans leur domaine mais y en a un qui gagne 30 fois plus que l’autre. C’est tout simplement le marché. Et c’est la même chose sur Internet. Si vous avez la même expertise égale, vous n’allez pas avoir le même revenu si vous avez un site sur l’immobilier, la bourse, le marketing Internet, les paris sportifs que si c’est sur de la peinture, de la méditation, du dessin, à prospect égal.

C’est vraiment le point que je voulais préciser aujourd’hui.

Je connais Roy depuis 2012, donc ça fait trois ans déjà. Tu as démarré ton blog à peu près comme moi en 2011.

Roy : ouais c’est ça. Je me suis inscrit à une formation et on a commencé en même temps. On a fait un bon bout de chemin. Après, par rapport au choix de la thématique, forcément les blogs évoluent différemment.

Comme tu disais il n’y a pas très longtemps, les blogueurs qu’on connaît et qui ont des thématiques qui ne sont pas les mêmes d’une personne à une autre ont vraiment des qualités et des faiblesses très différentes si on pouvait les regrouper par famille. Ça, c’était vraiment intéressant comme réflexion je trouve. Ça engendre beaucoup de différence au niveau des réussites. Il y a certaines personnes qui ont un ou deux produits comme tu disais mais ils ont des centaines, des milliers de gens qui les suivre chaque jour. Sur mon blog je regardais il n’y a pas très longtemps j’en étais à 13 000 visiteurs uniques par mois.

Maxence : donc ça fait entre 400 et 450 visiteurs unique par jour. Je dois être à peu près pareil que toi sur chacun de mes sites.

Roy : nous, on a vachement de produits mais à côté, tu as des gens qui ont deux gros produits. Ils sont bien au-dessus des 450 visiteurs uniques par jour, trois fois, quatre fois plus de visites que nous par jour. Donc du coup plus de visiteurs, plus de contacts dans leur liste e-mail, ce qui veut dire plus de gens à contacter quand il y a une promo et donc plus de gens susceptibles d’acheter quand il y a une inscription à faire ou en cours qui est lancé.

Maxence : vous avez compris, il y a deux catégories sur Internet : il y a les personnes qui ont beaucoup de lead, c’est-à-dire 10 000, 20 000, 50 000, 100 000 abonnés à leur newsletter sur leur site et vous avez la deuxième catégorie dont moi et Roy on fait partie, on a des audiences beaucoup plus restreintes, on va avoir entre 5000 et 10 000 personnes d’abonnées à notre newsletter, ce qui est pas mal. Mais on a une avalanche de produits et services.

Une personne qui aime ce qu’on réalise, elle va acheter au moins un produit parce que quand vous avez une dizaine de produits, je prends souvent l’exemple d’un bar, si vous arrivez dans un bar qui fait juste du whisky coca, vous n’allez pas consommer. Ça touche beaucoup de blogueurs. Certes, ils s’en sortent parce que quand vous avez 50 000 prospects qualifiés évidemment il y a toujours des gens qui sont intéressés. Et quand vous avez un nombre restreint de prospects, des audiences beaucoup plus restreintes comme moi, comme Roy, comme d’autres, évidemment il faut que vous ayez une gamme de produits. Il faut que vous ayez votre Red Bull, Whisky Coca, de la bière, de la tequila. Bref vous l’avez compris, je donne des exemples extrêmement simples pour que vous ayez en images tout ce que vous devez créer.

Roy : tu prends des exemples toi sur le sport et sur l’alcool !

Maxence : je prends des exemples où je sais que 99 % des gens vont comprendre en visionnant cette vidéo, c’est aussi bête que ça. Du coup tu nous as évoqué que tu as une liste de 5000 personnes. Tu as 13 000 visiteurs uniques mensuels donc on va dire 450 visiteurs uniques par jour. Ce qui est pas mal.

Justement c’était l’objet de cette vidéo, comment tu t’es organisé, comment tu as réalisé 15 produits. Tu as à peu près 15 produits, 10-15 produits ?

Roy : je crois que c’est 14 avec les fiches que j’ai créées il n’y a pas longtemps. Je suis arrivé à 14. Avant de débarquer à Malte, j’avais 3 produits.

Maxence : 3 produits il y a six mois en arrière, ce qui est déjà bien.

Roy : en janvier, j’en avais 3. J’avais deux grosses formations qui duraient 10 et 12 mois. Ce sont des cours sur le croquis vraiment longs. C’est vraiment un truc très pédagogique avec une vidéo chaque semaine et les gens suivent les cours pendant un an. Ça c’est bien parce que quand les gens s’inscrivent, ils peuvent payer par mensualités, ce qui fait des rentrées d’argent régulières chaque mois. Le problème c’est que c’est quand même long et que tout le monde n’est pas intéressé par un engagement d’un an, même s’ils peuvent se désabonner quand ils veulent. Les gens hésitent à payer un cours sur un an.

Maxence : ils se disent, si moi j’ai un imprévu parce que je change de job, je change d’études ou je vais voyager, évidemment on n’a pas trop envie d’avoir un engagement d’où l’importance d’avoir des produits en, ce qu’on appelle, one shot, c’est-à-dire en une fois où la personne peut l’utiliser quand elle veut dans le futur

Roy : voilà c’est ça. L’engagement d’un an crée un blocage chez les gens. Et du coup quand je suis arrivé ici, je me suis dit que je n’allais pas recréer une troisième grosse formation. J’ai eu envie d’expérimenter des formats plus courts et dont la consommation est immédiate, c’est-à-dire que la personne règle et arrive directement sur son cours.

Le cours dure deux heures et elle peut visionner toutes les vidéos alors que sur les grosses formations, c’est échelonné pour que la personne ait le temps de faire les exercices chaque jour pour pouvoir voir la vidéo suivante et la suivre pour bien enchaîner les techniques. Alors que là, je me suis dit, je vais voir si des formats plus courts de deux heures où la personne y a accès tout le temps, ça n’intéresse pas aussi une partie de la population de mon site.

Là, on se dit, c’est deux heures, c’est le temps d’un bon film. J’achète un truc et j’apprends en même temps à dessiner une technique plutôt que d’avoir une grosse formation qui couvre plein de détails sur une thématique. Il s’agit là d’avoir plein de petits cours sur des thématiques différentes.

Entre le moment où je suis parti de France et maintenant, je suis passé de 3 à 14 produits.

Maxence : oh, tu as mis la cinquième ! Tu es passé de trois produits, tu avais deux grosses formations. Et le troisième produit c’était quoi ?

Roy : c’était une série de livres. Alors je me suis fait tirer les oreilles par Olivier Roland plusieurs fois quand il m’a dit : mais pourquoi tu n’as pas fait deux lancement de tes cours par an ? Je créais un produit d’appel, une série d’e-books et les livres c’est vraiment chronophage entre l’écriture, le premier jet, la relecture, la mise en page en plus dans un domaine où c’est visuel

Maxence : c’est comme la photo, il faut vachement avoir du design sinon ce n’est pas crédible.

Roy : il faut avoir du design mais aussi produire de nouveaux dessins, ce qui est beaucoup plus long que de prendre une photo

Maxence : complètement, je suis 100 % d’accord

Roy : il y a des gens qui me suivent en excursion dans mes croquis urbains, ils pètent un câble parce que je reste trop longtemps sur un paysage que je dessine. Donc c’est vraiment plus long. Il y a ça. Premier jet, relecture, mise en page, créer les illustrations, les retoucher parce qu’en plus les scans ne sont souvent pas de la top qualité donc il faut repasser par la case ordinateur pour retoucher.

J’ai voulu créer un produit d’appel donc je suis passé par toutes ces phases-là plus le packaging du e-book pour finir avoir bouffé quatre mois de mon année à écrire une série de cinq livres qui ne s’est vendue qu’à dix exemplaires à la fin ! Et je n’avais plus de temps pour faire un lancement cette même année. Du coup j’en avais fait qu’un seul et c’est là que Olivier Roland m’a tiré les oreilles en me disant, non non il faut faire deux lancements par an. Et j’ai été puni, l’année d’après il m’a dit : tu fais un lancement tous les trimestres ! Je dis oui patron et j’en ai fait un tous les trimestres.

Ça, c’est la parenthèse sur les bouquins, méfiez vous parce que c’est un format qui est très long à concevoir et derrière ce n’est pas vraiment un truc qui convertit tous les gens. Le bouquin, ça a une limite, on ne peut pas le vendre plus d’un certain prix parce que les gens ont déjà un repère par rapport à ce format-là. Moi, je les vendais 27 les cinq livres. Mais dans la tête des gens, il voyait un peu l’épaisseur du truc et ils se disaient qui l’ont pour cinq euros à la Fnac. Ou alors pour le prix où tu vends tes bouquins, les gens considèrent qu’ils auraient à la Fnac un truc beaucoup plus gros, plus dense.

Je n’ai donc pas fait énormément de ventes. Mais je me suis rattrapé à Malte où j’ai créé des cours chaque semaine. Chaque semaine un nouveau cours, une nouvelle thématique, un truc en série.

Maxence : pour récapituler, tu avais trois produits, donc deux grosses formations pour lesquelles tu faisais deux gros lancements orchestrés par an

Roy : ouais sauf une année

Maxence : sauf une année où tu en as fait juste un avant que tu ne te fasses tirer les oreilles par Olivier Roland. Si vous ne savez pas qui s’est Olivier Roland, il est l’auteur de la formation Blogueur Pro et Webinar Pro. J’ai déjà interviewé Jean-Marc, Romain, Carole de Pin Up Bio, ce sont des personnes que j’ai rencontrées dans ses formations.

Comme j’ai déjà évoqué aussi dans une autre vidéo, j’ai investi 30 000 € sur Internet, que ce soit Olivier Roland, Blogueur Pro et Webinar Pro, David Jay, Lancement vidéo, révolution vidéo, Marketeur français, Laurent Chénot, les séminaires de Max Piccinini, Destination Réussite, Témoin argent, Vie illimitée ou encore des coachings de Jean Rivière de Webmarketing Junkie, etc.

Pour 30 000 € au cours des dernières années, je suis un peu dans les fichiers clients de toute l’élite de la blogosphère française. Je vais au congrès des infopreneurs à Barcelone en 2015. Je vais à tous les différents séminaires. C’est pour vous montrer qu’ensuite c’est un petit milieu, le blogging, où on se retrouve assez facilement et naturellement tous les 3-4 mois. Ça, c’était la première parenthèse concernant les formations.

Et la seconde, quand vous écrivez un e-book hormis si vous avez un business sur l’écriture, vous voulez être écrivain, moi je le déconseille à 100%. Pourquoi ? Parce que si vous arrivez à gagner 1000 € par mois, c’est déjà arrivé chez pas mal de blogueurs, évidemment qu’ils vont ensuite générer plus de 10 000 € par mois avec des ventes en formation. Si vous vendez quelques exemplaires comme Roy ou que vous gagnez même 200, ou 300 € par mois c’est énormément, énormément de boulot par rapport à ce que vous pouvez gagner.

C’est un peu une stratégie perdant-perdant le livre parce que c’est beaucoup, beaucoup de boulot et si vous avez la chance que ça se vend bien, vous allez générer au moins 10 000 € ou plus avec des formations. Le livre, c’est vraiment quelque chose que je déconseille et je vais plutôt vers du format audio, vidéo qui est simple à faire et qui a une valeur perçue beaucoup plus importante parce que le livre a une valeur perçue maximum avec un bon package de 50 euros, mais hormis de la fiscalité de la bourse, de la finance, vous ne trouverez jamais des livres à 100 € ou 200 € ou 300 €. Sinon vous en trouverez mais c’est invendable.

Tu es passé à deux grosses formations, un livre qui ne se vendait pas trop et la bam, tu as fait conférence en ligne sur conférence en ligne sur différentes thématiques, portraits, croquis. Est-ce que tu peux nous expliquer comment tu as mis ça en place ? Comment ensuite tu as réalisé ces petits produits ?

Roy : dans les formations que j’ai suivies sur Internet, il y avait la technique des webinars. Les webinars, je ne sais pas si vous savez mais c’est des conférences en ligne où on invite des gens qui viennent nous voir et nous ont fait un petit cours en direct. Ça permet d’avoir une interaction immédiate, les gens peuvent correspondre avec nous sur un chat et nous, on répond directement à l’oral à leurs questions. Ça donne un accès plus proche à nous alors que d’habitude les gens sont habitués à avoir une newsletter, un petit e-mail qui rappelle un article. Les gens ne connaissent souvent à travers des écrits sur le blog ou des vidéos mais ils n’ont pas le rapport direct où ils écrivent quelque chose et on leur répond. Ça crée vraiment une connexion qui est beaucoup plus forte. Donc ça c’est un format qui est vraiment très intéressant.

C’est intéressant pour les inscriptions, pour vendre des cours parce que ça met les gens en confiance. Par exemple, les gens peuvent avoir une objection par rapport à la durée du cours sur un an. Ils se disent par exemple : moi, je ne peux pas m’engager sur un an, est-ce que je peux me désabonner ? Et la personne, au lieu de t’envoyer un e-mail, elle te l’écrit dans le chat et toi tu es dans ta conférence et tu dis : il n’y a pas de problème, tu m’envoies un e-mail à cette adresse là si tu veux te désabonner. Je la mets dans le chat pour tout le monde ([email protected]). Tous ceux qui ont cette même objection mais qui n’ont pas posé la question vont entendre aussi. Ils vont voir que j’ai répondu à cette personne directement, naturellement, tranquillement. En désamorçant des problèmes comme ça où il y a quand même des insécurités qui persistent chez les gens parce que sur Internet on ne connaît pas la personne, c’est vraiment important de créer une proximité avec les gens.

Donc pour ça, le format webinar est vraiment un bon format. L’idée n’est pas uniquement de faire de la vente mais de proposer aussi un cours où on a vraiment du bon contenu, où on aide les gens pendant cette séance. La séance dure pour moi en moyenne deux heures, 2h30.

On dit aux gens, voila je vais faire une conférence en ligne sur telle thématique. On va résoudre tel problème et on va voir tel ou tel sujet. Les gens qui veulent en savoir plus s’inscrivent et on leur fait un cours. À la fin de ce cours, on leur dit, si vous voulez en savoir plus, il y a une formation d’un an, on expose le programme que l’on vend après. On dit aux gens, voilà si vous voulez vous inscrire, les inscriptions se font sur telle page et en attendant je réponds à vos questions.

Le format webinar est au départ un moyen de vendre. Mais ce qui est génial c’est que ce webinar-là qui a servi à vendre une formation, on peut également le vendre en tant que formation parce qu’on a un cours qui est déjà tout fait. On a un cours qui est déjà structuré. En plus, mes élèves me disent que les webinars sont dynamiques comparés aux vidéos de moi. On est devant sa feuille de dessins et on raconte un peu sa vie, on est tout seul. J’imagine quelqu’un qui rentre dans mon appartement pendant que je suis en train de faire mon cours de dessin tout seul et que je parle à la caméra, ils vont penser que je suis un peu bizarre !

Avec le webinar, les gens font des réflexions en direct. On réagit et ça crée de l’interaction. C’est beaucoup plus animé. Le format vachement plaisant pour les personnes.

Moi j’avais fait un test de prendre un de ces webinars où je vendais ma formation sur le croquis et j’ai mis ça dans une boutique, le truc de base comparée à la tienne, moi c’est vraiment deux lignes avec une image « cliquez ici pour avoir l’enregistrement » et le titre du webinar. J’ai fait une promotion. J’ai testé plusieurs prix et j’avais fait une promotion à 17 qui avait vachement marché il y a trois mois et que j’ai réitérée ensuite le mois suivant. Les gens ont acheté pour 800 € de webinar. J’en avais deux, un pour ma formation que je vendais sur le croquis et un autre pour mon information sur le cours de portrait. J’avais mis mes bouquins dans la boutique. Et les gens se sont mis à acheter mes bouquins.

Maxence : par magie ! Les livres maintenant se vendent !

Roy : ils se vendent maintenant et je pense que c’est parce qu’il y avait le côté ah c’est 17 €, ce n’est pas cher, je vais en essayer un directement. Et ce que je disais tout à l’heure sur le côté je consomme tout de suite, les gens ont accès directement à tout le cours. Il y en a qui ont vu tout le cours et le lendemain, ils vont racheter pendant la durée de promotion un autre webinar puis le livre à la suite.

Le premier mois, j’avais plus de gens qui avait tout acheté que de gens qui avaient acheté un seul truc. Je les ai rendus un peu accros au truc.

Maxence : c’est exactement ça

Roy : ils ont vachement kiffé, il avait des retours sur le fait que c’était animé. Je faisais aussi des dessins en direct parce que j’ai une tablette graphique. Je dessine et les gens me voient dessiner en direct faire technique, ce qui aide vachement parce que sinon c’est une série de PowerPoint.

Tu veux que j’explique comment je fais mes webinars ? C’est sur PowerPoint, ce sont des slides avec du texte pour décrire les étapes importantes de mes techniques. Quand je décris une étape, au lieu de le faire juste en mettant du texte, je rajoute aussi des dessins, je dessine en direct. Les personnes qui voient un dessin en train de se faire, ça a un côté captivant. Ça a un côté, est-ce que ça va bien ressembler au modèle ? C’est vraiment un truc qui fascine. Il n’y a qu’à voir les vidéos YouTube où les gens dessinent.

Maxence : oui ce qu’on appelle le draw my life !

Roy : les gens qui font ça ne sont pas dessinateurs, ils racontent leur vie et font de petits dessins, des gribouillages. Même s’ils ne sont pas beaux leurs dessins, ça reste captivant parce qu’il y a l’histoire, l’émotion derrière. Les gens adorent.

Maxence : pour récapituler tout ce qu’a expliqué Roy et ce que vous pouvez réaliser également, c’est : des conférences en ligne que l’on appelle aussi webinar. Aux personnes de votre liste, vous leur dites que vous réalisez une conférence tel jour à telle date avec tel sujet.

Ensuite, je donne un ordre d’idées, vous avez souvent 50 % des gens inscrits qui vont venir, donc si vous avez 100 inscrits vous allez avoir environ 45 ou 50 connectés. Ce qui est magique, c’est que ça permet vraiment d’être en interaction directe avec votre audience donc ça c’est grandiose parce que ça vous permet par la même occasion d’échanger de dialoguer et de vraiment savoir les objections des gens.

La première chose, c’est que vous pouvez réaliser de la vente à la fin de votre conférence en ligne par rapport à un programme de coaching, un séminaire, une formation en ligne. Toi, Roy, c’était tout bêtement une formation en ligne. Donc ça c’est la première chose.

L’astuce pendant votre conférence, c’est de mettre un bonus aux cinq premiers inscrits. Vous regardez le nombre d’inscrits que vous avez à votre conférence. Je prends un exemple. Si vous avez 50 inscrits aux 1000 inscrits, vous savez qu’il y a une personne sur deux qui va venir, donc soit 25 ou soit 500. Et ensuite, s’il y a 25 personnes connectées vous allez par exemple en prendre 3 et s’il y en a 500 vous allez prendre 40 personnes. Vous mettez un bon bonus à ces personnes qui s’inscrivent en premier. Pourquoi, en plus de votre coaching et de votre formation en ligne, de votre séminaire ? Pour les faire passer à l’action et surtout pour les remercier d’être venues parce qu’il y a beaucoup de personnes qui auraient très bien pu être à la plage ou faire autre chose, regarder la télé ou encore que sais-je, mais non ils sont là parce qu’ils aiment vraiment ce que vous réalisez. Donc, c’est important de les remercier par rapport à ça. Donc ça, c’est concernant le webinar en tant que tel.

Et la deuxième chose, c’est d’enregistrer cette conférence en ligne pour ensuite vendre les enregistrements. À vous de voir, vous pouvez laisser ou enlever la partie vente avec les réponses aux questions. Et toute la partie valeur et contenus que vous avez donnée ça peut durer entre une heure et deux heures de manière générale, vous la vendez en conférence en ligne. Ce que Roy a parfaitement réalisé, c’est qu’il vend ses conférences en ligne à 47 €. C’est difficilement vendable parce que quand vous n’êtes pas dans la fiscalité de l’immobilier, ça paraît cher 47 € pour du dessin, de la peinture pour une deux heures de conférence.

Mais ce que réalise Roy, de temps en temps tous les 4-5 mois, c’est une promotion de ses différentes conférences en ligne, comme ça les gens achètent parce qu’il y a la promotion, ils consomment tout de suite. Et ce qui est magique c’est que quand les gens sont satisfaits, ils achètent d’autres produits. Ça permet d’avoir une fidélisation de votre clientèle. Si vous avez juste un seul produit, une personne qui veut vous donner de l’argent supplémentaire, ce n’est pas possible.

Moi souvent, ce qui se passe, c’est pareil en paris sportifs notamment vu que j’ai vraiment beaucoup de produits aujourd’hui, je dois être pas loin de Roy, 14-15 produits. Une personne achète un petit produit parce qu’elle se demande si c’est de l’arnaque, est-ce que c’est compétent, est-ce que c’est fiable, est ce que c’est sérieux, on est tout pareil et c’est logique parce qu’il y a tout et n’importe quoi sur Internet. La personne se dit au pire ces 17 €, 27 €, 50 €. Elle voit que ça lui correspond, que c’est sérieux, que c’est magique, du coup elle va vouloir repayer pour d’autres produits et services.

C’est important que vous ayez une gamme de produits, donc différents produits entre 0 et 50 ou 100 €, quelques produits à 200 ou 300 € et d’autres produits hauts de gamme à 500 € au plus. Toi ce qui est bien c’est que tu as tes fiches à 7 euros, tes webinars à 17 € quand c’est la promotion. Tu as aussi les formations à 200, 300 €. Tu as également quelques petites formations à 57, 77 ou 100 euros.

Roy : j’ai un coaching à 57

Maxence : ce que je disais à Roy, c’est que nous avons aujourd’hui exactement la même gamme de produits. Vous allez avoir une nouvelle fois la loi 20/80 : 20 % de vos produits vont voir les 80 % de votre chiffre d’affaires. Et la magie quand vous avez beaucoup de produits c’est de pouvoir réaliser des packs. Moi c’est ce que je fais surtout quand je fais des conférences. C’est ce que Roy réalise également.

Les produits qui ne se vendent pas trop, on prend l’exemple de ton guide à 27 €, boum en bonus pour d’autres programmes. Si vous avez quelques conférences en ligne que vous avez enregistrées et qui ne se vendent pas trop, vous les mettez dans un package pour d’autres formations. D’un côté vous ne lésez personne parce qu’il n’y a quasiment personne qui les a achetés, c’est une offre qui ne convertit pas, et d’un autre c’est un cadeau extrêmement sympa à offrir.

Un dernier point que j’expliquais aussi à Roy, c’est quand vous avez des clients VIP, en tout cas c’est ce que j’ai réalisé et c’est ce que je conseille, pour vos meilleurs clients, c’est peut-être votre TOP 10, 50, 100 ou 200 clients, vraiment les personnes qui ont acheté vos produits très très haut de gamme, c’est de leur offrir certains petits produits.

Vous allez me dire que c’est un petit geste, 15, 20 ou 50 euros, mais c’est un cadeau et un geste qui compte, un gros plus pour la fidélisation. Vraiment pour vos clients hauts de gamme, ce que j’appelle les clients VIP, moi, j’offre beaucoup mes nouveaux produits. Ils pourraient me les acheter parce qu’ils ont les moyens mais je me dis que ce sont vraiment d’excellents clients et ça me fait plaisir de leur offrir quelque chose. Et surtout c’est un cadeau inattendu donc les gens adhèrent.

On a bien vu à travers ton étude de cas que l’objectif quand vous avez beaucoup de produits, c’est de travailler l’audience, d’avoir 10, 15, 20 000, 30000, 50000 prospects dans votre base de données pour vraiment augmenter ses revenus.

Et en revanche vous avez déjà 10 000, 20 000, 30 000, 40000 prospects, votre objectif c’est vraiment de mettre en place une gamme de produits. Ça peut être que des produits à 50 €, ça peut être que des produits à 100 €, à 200 € bref ce que vous voulez mais vraiment avoir une gamme de différents produits et pas mal de produits.

J’ai pris l’exemple tout à l’heure d’un bar, si vous n’offrez qu’une option, même si vous aimez le bar, même si vous aimez l’ambiance, même si vous aimez la musique, si on vous offre une consommation qui ne vous intéresse pas, ça vous emmerde de l’acheter. S’il y a une grosse gamme, à partir du moment où vous aimez un minimum la personne, à partir du moment où les personnes se disent, j’aime ce que fait Roy, j’apprécie, et j’aimerais vraiment aller plus loin et progresser, boum elles vont acheter tes fiches ou un webinar, quels que soient les moyens et le pouvoir d’achat de votre fan ou de votre prospect.

C’est ça qui est important d’avoir en tête parce que si vous avez que des produits très chers, très haut de gamme c’est bien mais vous êtes élitiste, vous avez droit mais vous n’encaissez pas d’argent et surtout n’aider pas des personnes qui pourraient être vraiment très heureuses par rapport à vos produits et services.

Roy : on crée des points d’entrée dans la liste des gens qui sont inscrites chez nous. Les obstacles peuvent être la durée, le prix. Avoir des prix différents, ça permet de toucher un peu toutes les personnes, toutes les bourses.

C’est super important quand on a une petite audience de pouvoir avoir un produit surtout que les personnes nous suivent. On envoie de bons articles, des bons e-mails et derrière quand il y a une promotion il y a beaucoup de mails qui me disent : mais excuse-moi, ce mois-ci je ne sais pas acheter un produit à 200 euros. Et on comprend parfaitement, tout le monde n’a pas envie d’investir 300 euros comme ça d’un coup sur une thématique qu’il adore. Ça demande de passer un cap.

Maxence : comme l’expliquait juste avant Roy, quand vous réalisez des conférences ou même des promotions, il y a beaucoup de personnes qui vont vous dire : oui je n’ai pas d’argent, je suis un peu limité ce mois-ci mais qui vont vous acheter souvent plus tard. C’est souvent une question de temps.

Moi dans les conférences, les deux objections majeures sont le prix, je n’ai pas les moyens financiers ou le temps, là en ce moment je suis surchargé, ce n’est pas de temps, je pars en vacances. Du coup il y a pas mal de personnes qui vont acheter plus tard parce que vous leur avez tellement apporté de la valeur, vous les avez marqués. C’est juste une question de temps pour qu’ils achètent vos produits.

J’espère que cette interview vous a plu. Elle a été très riche. Retenez vraiment les deux éléments les plus importants de cette interview. La première chose c’est vraiment de réaliser une gamme de produits. N’hésitez pas à mettre en place une mini boutique en ligne sur votre site Web.   N’hésitez pas à regarder celle de Roy ou la mienne dans les paris sportifs.

Et la deuxième chose, c’est de développer une audience.

Ça se passe souvent comme ça, on a soit l’un soit l’autre, c’est rare d’avoir les deux. Soit on a une grosse audience et on a très peu de produits, donc on perd de l’argent. Soit on a beaucoup de produits, une petite audience, donc là aussi on perd de l’argent. Il faut donc travailler sur le point faible pour se développer.

Roy : il ne faut pas avoir les deux points faibles, pas beaucoup de produits et pas beaucoup d’audience.

Maxence : si vous avez les deux points faibles, il faut travailler double pour passer un cap.

Comment on est à Malte, Roy est dans un appartement d’environ 60 m². Souvent on me le demande et j’avais déjà fait une vidéo sur Malte sur mon appart’. Grosso modo pour 600 €, c’est meublé, l’eau, l’électricité. Pour 600 € par mois vous avez quelque chose de sympa. Ça permet quand vous n’avez pas de cautionnaire ou quand vous avez des revenus plus faibles ou encore vous voulez voyager, Malte est une bonne alternative pour ça. Et vous avez le soleil, c’est l’euro, il y a la mer. C’est ça que tu apprécies. On a la mer juste à côté, pareil pour moi, donc ça, c’est qui est sympa.

Roy : pour les artistes, la mer, c’est magique

Maxence : pour la créativité, c’est exceptionnel.

Merci d’avoir suivi cette interview. Si elle vous est plus, partagez-la sur Facebook ou à tous vos amis en cliquant sur le bouton j’aime juste en dessous. Pour rejoindre le club privé vivre de son site Internet, il y a un lien à l’intérieur de la vidéo YouTube. Cliquez maintenant sur le lien sur ce lien, ça va vous rediriger vers une autre page qui est une page de liste attente si les inscriptions ne sont pas ouvertes en ce moment. Je vous dis donc au plaisir à l’intérieur du club privé vivre de son site Internet ou sur le blog. À très vite

Roy : au revoir

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