Comment devenir leader en étant une femme ? Ludivine Lemarié

Comment devenir leader en étant une femme ? Ludivine Lemarié

Je suis à Nantes et qui est-ce que je viens de découvrir ? Ludivine LEMARIÉ ! Donc, je vais te laisser, dans quelques instants te présenter. On reviendra également sur les valeurs et les qualités à avoir pour être un grand leader. Comment rester une femme tout en faisant du business. Bref, on va revenir sur tout ça en détail, dans cette vidéo. Alors, je vais te laisser te présenter et nous expliquer finalement tes débuts jusqu’à aujourd’hui, et le déclic qui t’a amenée à switcher sur internet. Salut Ludivine !

Eh bah, écoute, merci Maxence de m’accueillir ici, c’est en plus un super décor et puis, qu’est-ce qu’on est bien à Nantes !

Je confirme !

Donc, c’est vrai qu’aujourd’hui je suis experte en leadership féminin et en leadership humain. Donc, ça veut dire que Ludivine, elle a deux facettes. Elle a une facette où elle va donner des conférences en entreprise, dans les séminaires d’entrepreneurs, dans les organisations, pour vraiment faire prendre conscience qu’il est temps aujourd’hui, dans ce monde actuel de l’entreprise, de remettre beaucoup plus de qualités humaines et relationnelles. Donc ça, c’est une des facettes. Et la deuxième facette, c’est le leadership féminin, où il me tient vraiment à cœur d’encourager ces femmes entrepreneurs et managers qui sont parfois dans un leadership un petit peu, on va dire, plus calqué sur celui de l’homme, alors que ça ne nous correspond pas. Donc, moi j’accompagne vraiment ces femmes à affirmer leur propre style de leadership et être vraiment elle-même, donc qui elles sont en tant que chef d’entreprise ou leader, voilà.

Alors du coup, qu’est-ce qui a amené ce déclic pour te lancer sur internet et tout ce qui va découler d’une activité online ? Dis-nous tout.

Un déclic particulier : le suicide

Ouais, c’est un déclic qui est un peu particulier, parce que je vais parler d’un sujet un peu tabou qui est le suicide. Puisque moi, le grand déclic de ma vie ça a été le suicide de mon père, qui finalement a avoué qu’il n’arrivait pas à assumer sa propre vie. Moi, à ce moment-là, j’étais cadre commercial dans l’immobilier d’affaires et de défiscalisation…

Gros milieu d’hommes, on travaille énormément.

Un grand milieu d’hommes, exactement. Et j’étais entourée finalement de conseillers en gestion de patrimoine, puisque mon rôle c’était de manager des conseillers en gestion de patrimoine. Et finalement, il fallait que je fasse ma place de femme cadre commerciale, parce qu’en plus j’étais une des seules femmes qui était manager, donc il fallait vraiment, eh bien, presque être dans un combat de chaque jour. Et donc, quand mon papa s’est suicidé, je me suis dit : est-ce que vraiment je suis heureuse là où je suis ? Ça a remis en question plein de choses dans ma vie. Et là, je me suis rendu compte que finalement, ce n’était pas du tout la vie que je voulais. J’avais calqué cette vie en fonction aussi des attentes de mes parents, puisque j’ai toujours eu un syndrome de la bonne petite fille, de la femme parfaite qui a fait que j’ai fait des études comme on a dit de les faire, j’ai eu un CDI comme on m’a dit de l’avoir, je suis devenue cadre commerciale parce que c’était l’évolution normale de mon secteur d’activité. Et donc, finalement je ne m’étais jamais écoutée moi-même. Et à partir de là, je me suis dit : bon bah, OK, je vais oser le grand plongeon. Et là, j’ai quitté ce CDI et ce Graal, puisque le CDI est vraiment vécu comme un Graal quand on est salarié, aujourd’hui. Et cette place finalement, qui était une place très confortable, puisque je gagnais excessivement bien ma vie, j’étais reconnue, puisque j’avais vraiment fait ma place dans ce monde d’hommes, mais finalement, je ne me sentais pas complètement épanouie.

Ouais, et souvent, comme j’aime bien l’évoquer, c’est que pour un changement, soit vous avez la douleur, donc là en l’occurrence, c’est la perte de ton papa, suite à un suicide. Donc là, ça t’a fait un gros déclic dans ton esprit. Et généralement, comme je l’évoque, ça serait dommage quand même que le déclic ait lieu par rapport, soit à un accident, soit par rapport à la perte d’un proche, une séparation, un divorce, des choses comme ça. Souvenez-vous, je sais que vous allez le comprendre intellectuellement, mais c’est aussi de le comprendre émotionnellement et dans les tripes, on n’a qu’une vie et on n’a pas de deuxième chance. Le temps est révolu à jamais, clairement. Et à un moment donné, c’est important de regarder ses priorités dans sa vie pour ne pas avoir de regrets plus tard.

C’est ça. C’est ça et puis c’est à un moment donné : quel sens je donne à ma vie ? Moi, faire gagner des…

Toi, tu ne voyais plus de sens dans ce que tu faisais.

Voilà, je n’avais plus de sens, parce qu’en fait j’animais des équipes de conseillers en gestion de patrimoine dans l’immobilier d’affaires et de défiscalisation, ça ne me faisait pas plus rêver que ça. Et puis, j’avais besoin aussi à ce moment-là d’encourager des femmes comme moi. Parce que finalement, je me rendais compte que toutes les femmes, c’était mes assistantes commerciales et mes assistantes comptables, mais ce n’était pas des assistantes… ce n’était pas des femmes qui étaient à mon niveau. Et là, je me suis dit : je dois encourager finalement ces femmes qui ont quelque part l’espoir de devenir cadres ou de devenir managers ou de devenir chefs d’entreprise et qui n’osent pas. Donc, c’est pour ça que j’ai commencé par le leadership féminin.

Les qualités nécessaires pour être une leadeuse

Alors, justement on va revenir sur ce sujet. Quelles sont selon toi les qualités principales pour être un grand leader ? Et est-ce que, finalement, il y a des qualités ou des valeurs qui seraient différentes, en fonction de si on est un homme ou si on est une femme ?

Oui, je pense qu’aujourd’hui on vit quand même dans un monde qui est en pleine métamorphose. On est dans une transition, dans une transition managériale et une transition du monde de l’entreprise. Et il me semble qu’aujourd’hui les vraies qualités d’un leader, c’est de savoir inspirer et impacter les autres par l’exemplarité et par quelque part ses qualités humaines. Donc, aujourd’hui c’est très à la mode de parler des softs skills. Et c’est vrai que moi j’aime bien parler en français, donc les qualités humaines et relationnelles, je trouve que ça résume bien ce qu’est cette thématique qui est beaucoup développée. Et finalement, pour moi c’est la plus grande qualité d’un leader, c’est de vraiment comprendre ses propres richesses intérieures pour aller aider les autres à s’élever. Et donc, c’est vrai qu’aujourd’hui, un bon leader c’est quelqu’un qui va réussir véritablement à communiquer avec le cœur, autant que dans le business évidemment, puisqu’on a besoin d’être toujours en lien avec le cadre de nos fonctions, mais aussi pouvoir fédérer les gens grâce à ses qualités humaines et relationnelles.

Alors, si on devait résumer qu’elles seraient… donc numéro un : la bienveillance et l’humanité, donc de l’humain.

C’est ça. La bienveillance, les qualités humaines et relationnelles. Et puis, vraiment après, cette capacité à fédérer les gens autour d’une même vision.

D’accord, donc la vision et forcément les gens qui vont se dire « OK, je pense exactement la même chose »

C’est ça.

Là, ça va les attirer, grâce à votre leadership naturel.

C’est ça, parce que c’est le leadership authentique, je pense, qui aujourd’hui fera la différence. En fait, avec tout ce qu’on voit, toute l’intelligence artificielle, etc., il est important de faire la différence par de l’humanisme.

Alors, par rapport à ça, et notamment sur internet, on a de plus en plus de marketeurs… tu me disais justement avant la vidéo, « pour moi, par le passé les marketeurs ce sont des voleurs », et c’est vrai, je vais être…

Et ça rime !

Ça rime et surtout, c’est vrai pour pas mal de personnes, parce qu’il y a des gens qui vous veulent du bien, mais il ne faut aussi pas vivre dans le monde des bisounours en quelque sorte, ou malheureusement, il y a aussi des personnes, ils veulent juste votre argent et ils n’en ont un peu rien à foutre de votre tête. Donc ça, c’est quelque chose à avoir à l’esprit. C’est ça, il faut muscler son jeu, comme j’aime bien le dire dans le business.

Ouais, excellent.

Toi, qu’est-ce que tu conseillerais pour que finalement, dans un business et particulièrement sur internet, comme on ne voit pas les gens en face à face et finalement, c’est une transaction de YouTube ou une pub Facebook, une storie Instagram, toutes ces choses-là, à avoir cette proximité, cette relation virtuelle qu’apporte internet, comme on peut impacter n’importe où dans le monde, comme si on voyait ses clients un petit peu au quotidien, je pense notamment aux artisans ou encore aux professions libérales.

Être leader de soi

Il me semble, aujourd’hui, que si on veut être leader des autres, il faut être leader de soi. Et c’est vrai que mes clients, en tout cas les personnes que j’accompagne, je les invite vraiment à être pleinement conscients de leurs richesses intérieures pour pouvoir justement avoir un certain magnétisme. Et ce magnétisme, tu l’as Maxence, c’est vraiment quand on est aligné avec qui nous sommes et ce que nous voulons livrer au monde. Et c’est vrai que je pense, quand on connaît son pourquoi, quand on sait ce pourquoi on fait les choses, pourquoi on se lève chaque matin et quand on est aligné… alors aligné, ça veut dire quoi ? Ça veut dire vraiment en accord entre ce qu’on dit et ce qu’on fait et c’est toujours, en fait, respecter cette ligne de conduite. Et pour moi, en tout cas les leaders qui viennent à moi, souvent on a une grosse partie énergétique, parce qu’on le sait, aujourd’hui, que l’énergie, quand on croise quelqu’un ou quand on voit quelqu’un rentrer dans une pièce, eh bien, c’est son énergie qui va faire toute la différence. Donc, pour moi, sur le web, si vous parlez avec votre cœur, si votre énergie est là, comme ton énergie est là à chaque fois que tu t’exprimes, on voit que tu vis ça avec toute son âme, avec tout ton cœur, avec…

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L’enthousiasme.

L’enthousiasme et la joie. Eh bien, ça peut paraître très bisounours de dire ça, mais c’est vraiment pour moi l’état d’esprit positif qu’il faut adopter. Mais pour avoir cet état d’esprit positif à toute épreuve, eh bien, il faut être correctement aligné dans son système énergétique.

Et je rebondis par rapport à ce qu’évoque Ludivine. Moi, on pose souvent la question : qu’est-ce que tu penses de ce coach ? Qu’est-ce que tu penses de ce formateur ? Et ma réponse est toujours la même, c’est : allez vers le formateur, le coach, le consultant avec lequel vous avez eu plus de feeling. Parce que c’est ça qui va vous permettre d’avoir les meilleurs résultats. Vous avez forcément peut-être déjà eu des personnes, ils ont des bons résultats, mais avec vous, pour une raison qui est votre intuition, vous le sentez moins bien ou alors, vous voyez que vous n’êtes pas forcément également en phase par rapport avec cette personne. Donc, même s’il a une meilleure promesse ou alors peut-être des meilleurs résultats, pour vous, propres à vous, ce n’est peut-être pas la meilleure personne. Donc, souvenez-vous, foncez vers le coach, consultant, formateur, tout ce que vous voulez, vis-à-vis du meilleur feeling. Et là, vous allez avoir des résultats de dingue.

C’est très important en fait de s’écouter. C’est-à-dire que de ne pas se dire : « ah ouais, non, mais en fait, peut-être que je me trompe ». En fait, votre intuition, elle est connectée directement avec votre cœur. Et à partir du moment où vous vous dites : « cette personne, je la sens », eh bien, c’est la bonne personne. Ce n’est plus la peine de comparer ou de perdre du temps, parce que souvent, c’est ce que je vois moi, mes clientes qui arrivent à moi, puisque je coache des femmes online, les femmes entrepreneurs et managers. Eh bien, je leur dis : si ça passe avec moi, allons-y tout de suite, ne tergiversons pas, parce que du coup c’est vraiment… le plus important, c’est d’être dans la joie de co-créer et de collaborer. Et c’est vrai que ça, eh bien c’est… vous allez le sentir.

Alors, du coup si vous visionnez cette vidéo et que vous êtes particulièrement un homme, souvent le cœur, il y a du béton, c’est compliqué de faire casser la carapace. Donc comment… ou, est-ce que tu as un exercice vis-à-vis de cela ? Moi, j’explique souvent le tantra qui permet en fait d’ouvrir le chakra du cœur. Alors là, si vous n’êtes pas trop spirituel, peut-être que vous vous demandez : « c’est quoi ce jargon spécifique ou ce charabia ? » Mais clairement, lorsque vous êtes… voilà, vous avez déjà entendu cette expression « à cœur ouvert », c’est là où selon moi vous prenez les meilleures décisions.

C’est surtout là où finalement vous allez être ouvert à des opportunités que vous n’auriez pas vu autrement, parce que vous n’êtes plus sur la défensive, vous n’êtes plus en mode carapace blindée de toutes les émotions. Et en fait, souvent les hommes ont peur de leurs émotions. Donc en fait, moi ce que je travaille avec les managers et les chefs d’entreprise hommes que j’accompagne, c’est vraiment cette ouverture sur l’intelligence émotionnelle. Parce que quand on comprend comment on travaille avec ses émotions, eh bien, finalement on peut être vulnérable sans se laisser en fait couper de sa virilité. Parce que finalement, c’est ça que les hommes appréhendent.

C’est, on dit : voilà, tu es un homme, tu dois être un roc !

Et les hommes sont élevés aussi, un peu moins aujourd’hui, mais c’était encore vrai il y a quelques années, dans ce côté : un homme ça ne pleure pas, un homme ça commande, un homme c’est un leader né, un homme ne doit pas être sensible… alors qu’en fait, un homme qui est dans sa sensibilité…

Ça fait craquer les femmes.

Exactement. Et ça fait aussi craquer les équipes. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’en fait les équipes vont vraiment comprendre que vous êtes un homme dans une sensibilité aussi qui peut être appelée atout féminin. C’est vrai que j’ai parlé beaucoup, dans ma dernière conférence, d’atouts féminins et d’atouts masculins. Eh bien, la sensibilité certes est un atout féminin, mais c’est très beau quand on voit un homme qui s’ouvre et qui fait la paix en fait entre son côté masculin et son côté féminin.

Donc, messieurs ouvrez-vous. Ça va faire la grosse différence avec les membres de votre équipe, si vous avez pas mal de femmes. Ou alors, ça va faire la différence avec votre femme ou votre future relation.

Ouais, et ça enlève le côté robotisé, finalement, de l’ancien paradigme avec le côté paternaliste, chefaillon contrôlant où les hommes savent tout, ils ont la science infuse. Et finalement, vous êtes des êtres humains, comme nous les femmes, nous sommes tous des êtres humains. Et on a le droit de faire des erreurs, et on a le droit d’être vulnérable, et ça n’enlève rien au professionnalisme.

Comment passer à l'action

Maintenant, si vous êtes une femme, peut-être que vous vous dites : finalement le business, il faut de la testostérone pour passer à l’action. Et si vous êtes une femme féminine, vous vous dites : mais je n’ai pas envie de ressembler à un bonhomme ou alors, avoir cette énergie masculine qui est souvent nécessaire pour vraiment avoir des gros résultats sur le business. On faisait une petite analogie avec la personne qui filme là l’interview, il avait une cliente qui était femme, et elle a réussi à réaliser à peu près une cinquantaine d’épisodes YouTube en trois jours. Je lui ai dit : ça c’est comme les mecs, ça, c’est bravo ! Mais elle avait une énergie masculine, ce qui est souvent le cas pour les femmes qui ont des gros résultats. Comment on fait ? Sauf que Ludivine, elle a une énergie extrêmement féminine. Comment on fait pour passer à l’action ? Et surtout, je pense que c’est le plus important vis-à-vis d’une femme, garder cette énergie féminine tout en faisant du business.

C’est le vrai challenge. En fait, moi je me suis aussi…

Comment tu fais ? Ouais, quels conseils tu donnes ?

… je me suis perdue pour mieux me retrouver pendant dix ans à côté des hommes, j’ai beaucoup appris d’eux et je les remercie, parce qu’en fait, c’est eux qui m’ont appris à être aussi dans l’action et parce qu’en fait, le vrai atout de l’énergie masculine, c’est justement d’être dans l’action. Et en fait, le challenge c’est d’équilibrer l’action et d’équilibrer le côté féminin. Et le côté féminin c’est quoi ? C’est justement l’intuition, c’est le côté la sensibilité, l’écoute, le cœur. Et donc, pour moi le conseil que je vais donner aux femmes, c’est de vous dire que vous n’avez pas besoin d’imiter les hommes pour réussir à vous affirmer en tant que femmes leaders. Vous devez faire la paix en fait entre ces deux côtés de vous-même, entre le côté masculin et le côté féminin. Et surtout aussi, ne pas vous comparer. Parce qu’évidemment, les femmes, on a tendance toujours à se comparer, à se dire : oui, mais elle, elle est toujours plus souriante, elle est toujours plus énergétique, elle est toujours plus magnétique… Alors qu’en fait, si vous êtes vraiment dans vos forces et dans vos atouts de femmes, tout en n’oubliant pas l’action, eh bien, vous serez dans votre zone de génie. Et c’est vrai que la zone de génie, eh bien, vous pourrez la trouver que si vous faites un grand travail profond sur vous-même pour ressortir vos atouts, vos compétences, vos qualités, mais aussi… alors, moi je n’aime pas parler de faiblesse, je préfère parler d’axe de progrès, et de les reconnaître ces axes de progrès, et de ne pas en faire des failles, mais justement en faire une force. Et ça, ça demande vraiment un grand travail intérieur.

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Et aussi, je rebondis par rapport à ce qu’évoquait Ludivine. Je souriais par rapport à ton côté magnétisme, énergétique, alors que les hommes, c’est plutôt : combien ils gagnent de manière supplémentaire ? Est-ce qu’il a un plus gros pouvoir que moi ? Est-ce qu’il a un meilleur statut social que moi ? Donc, c’est ça aussi la différence un petit peu entre les hommes et les femmes. Ce n’est jamais un homme qui dit à un autre homme : est-ce que tu es plus magnétique ou énergétique ?

Et c’est vrai que c’est pour ça qu’on est très différentes. On est très différentes et c’est très intéressant de travailler avec des hommes et avec les femmes, c’est ce que j’aime dans mon métier, puisqu’au travers des conférences en entreprise, des conférences dans les séminaires, eh bien, je m’adresse à la mixité, aux hommes et aux femmes. Et c’est vrai qu’après, je suis en capacité de dire à ces femmes : voilà, comment moi j’ai fait, quel a été mon processus en fait pendant ces douze années, et comment je suis arrivée à me dire : OK, je n’ai pas besoin de ressembler à un homme pour affirmer mon leadership, mais j’ai juste besoin d’être moi. Sauf que, être moi, qu’est-ce que c’est ? Et là, c’est pareil, c’est tout un travail, finalement un processus qui s’entretient, enfin, qui va demander une implication de chaque jour et beaucoup de discipline sur le qui je suis, pourquoi je fais ce que je fais et comment je veux le délivrer au monde et à ma communauté.

Alors, vis-à-vis de tes mentors, est-ce que tu as un, deux ou trois leadeuses, je ne sais même pas si c’est une expression qui se dit, femmes ? Et si oui, quels sont les noms ?

Alors en fait, aujourd’hui je me suis moi complètement inspirée, lors de ma croissance spirituelle, plus d’un côté justement de femmes qui étaient dans cette énergie. Et c’est vrai que je n’ai pas là, aujourd’hui, on va dire, à part des Québécoises, parce que les Québécois sont toujours extrêmement, comme Janie DUQUETTE par exemple qui sont des femmes qui parlent de leadership au féminin et qui sont des femmes charismatiques en étant des vraies femmes, féminines aussi. Quand je dis vraie femme, c’est juste féminine, ce n’est pas…

Ouais, énergie féminine version énergie masculine.

Et c’est vrai qu’après, en France, eh bien on manque encore d’exemples, parce qu’après, aux États-Unis, il y a Michelle OBAMA qui est vraiment aussi dans cette énergie féminine charismatique, où on sent qu’elle rayonne. Et c’est ce rayonnement, finalement, qu’on recherche souvent chez nos modèles qui sont des modèles qui peuvent changer. Parce que moi, je n’ai pas du tout eu les mêmes modèles, ça c’est très intéressant aussi à regarder, sur votre chemin de vie, en fonction de là où vous en êtes dans votre vie. Vos modèles peuvent changer et c’est OK. Parce que ça veut dire que vous avez atteint le palier supérieur, quand vous changez de modèle. Et ça, c’est très intéressant, c’est pour ça que je n’aime pas trop donner des noms, parce que finalement…

Ouais, parce que peut-être que dans deux trois ans ce serait une autre personne et… ce qui est logique aussi.

Voilà, exactement. Donc, en fonction de quand vous regarderez cette vidéo, ça peut déjà avoir changé.

L'adrénaline

Absolument. Alors, maintenant je voulais que tu reviennes par rapport au côté conférence. Donc tu donnes régulièrement des talks ou alors tu interviens dans des événements. Comment tu fais pour vaincre le trac ? Parce que quand on parle devant plusieurs centaines de personnes, voilà, ça pique à l’intérieur. Là, le cœur se réveille en quelque sorte. Dis-nous tout pour arriver à faire une bonne prestation, garder ses moyens, ne pas être dépassé par ses propres peurs et faire une belle prestation.

Alors, il y a tout un tas d’exercices. Moi, j’aime beaucoup l’exercice de la cohérence cardiaque, que tu connais certainement qui permet vraiment de revenir au rythme du cœur, au niveau de la respiration. Mais il a surtout aussi de dédramatiser ce que vous allez délivrer comme message. En fait, souvent on a… je différencie l’adrénaline du stress. Parce que finalement, moi aujourd’hui, maintenant quand je monte sur une scène…

Tu as de l’adrénaline.

J’ai de l’adrénaline, mais j’ai beaucoup moins de stress, parce que je sais finalement que je ne peux pas faire d’erreur. Quand on parle avec le cœur, quand on parle vraiment de ce qui nous fait vibrer, il n’y a pas d’erreur possible. Alors oui…

Ouais, parce que l’authenticité, c’est le cœur qui parle et ça vient naturellement.

C’est ça, il peut y avoir des blancs, parce que comme tout humoriste, artiste… voilà, ça nous arrive d’avoir des blancs. D’ailleurs, récemment, il y a eu un grand événement parisien où il a eu une conférencière qui était pourtant reconnue, qui a eu un gros blanc. Eh bien, c’est OK finalement. Et quand vous dédramatisez ce perfectionnisme, parce que moi aussi je suis quelqu’un de très perfectionniste, donc je peux en parler, eh bien, finalement vous revenez juste à « je suis un être humain qui a un message à passer ». Un message à passer au monde, un message à passer à une communauté, un message à passer à des clients. Eh bien, je vais parler, je vais délivrer mon message et tout sera parfait. Et quand on voit les choses comme ça, on n’a plus peur de faire le premier pas sur scène, même si on a toujours cette adrénaline qui est vraiment indispensable, là aussi, à une bonne prestation.

Le syndrôme du perfectionniste

Alors, on va rebondir par rapport au côté perfectionniste. Justement, avant de faire la vidéo, je me maquillais, je faisais par rapport à la brillance, d’ailleurs peut-être que je brille au moment où vous visionnez cette vidéo. Et on souriait avec Ludivine parce qu’on est pareil. Et je sais, moi-même, à la base moi c’est l’inverse, je ne suis pas du tout perfectionniste. Et par rapport au business, ça revenait à ce que tu évoquais tout à l’heure, moi en fait, je regarde les gens énormément sur la cohérence. Donc à chaque fois, de manière intuitive, et il y a des personnes que je n’ai pas rencontrées, je ne les sens pas, c’est juste parce que dans ma tête ce n’est pas cohérent. Et du coup, par rapport à l’image de marque que je souhaite donner par la suite, en fait j’aimerais que ce soit tout plus ou moins parfait, sauf que vous vous en doutez, ça ne se passe pas comme ça, ça serait trop simple. Et je fais quand même par rapport à ça, et de me dire : chaque année, j’arrive quand même à évoluer. Toi, comment tu passes à l’action malgré le syndrome du perfectionniste. Et je sais que si vous regardez la vidéo, il y en a quelques-uns dans le lot qui disent : moi aussi, me too, je suis perfectionniste.

Moi j’ai ce syndrome du perfectionnisme et maladif, on peut rajouter. Et c’est vrai que pour ça, j’ai dû comprendre… enfin, j’ai dû prendre conscience que je pouvais être moi-même avec des actions, ce que j’appelle inspirantes, parfaites, qui viennent d’un de mes… c’est une expression d’un de mes mentors québécois, où finalement, quand on sait qu’on passe à l’action, on sait qu’on peut être imparfaite, mais au moins, on passe à l’action. Et ça, c’est le plus important. Et quand on est OK avec le fait que ça… que c’est important pour nous, que ça nous inspire, eh bien, ces imperfections finalement vont devenir moins importantes. Et on va se dire : OK, si je ne passe pas à l’action, de toute façon je ne vais rien changer. Donc, si je veux changer quelque chose, je dois passer à l’action. Et si tout de suite on se dit : OK, ça peut être imparfait, eh bien, on est complètement finalement réconcilié avec cette notion d’imperfection. Et on sait qu’on a au moins le mérite de l’avoir fait, et on est fier de l’avoir fait. Et donc, ça masque un petit peu, au fur et à mesure, puisque c’est de l’entraînement toujours et encore, comme les grands sportifs finalement. Plus vous passez dans… plus vous passez à l’action, même si vous êtes inconfortable, eh bien, plus vous vous direz que l’inconfort ce n’est pas de l’incompétence. Et ça, j’avais dû faire une vidéo à l’époque qui s’appelait « inconfort, versus incompétence », c’est vraiment un amalgame qui est fait trop souvent. Ce n’est pas parce qu’on peut trembler qu’on peut être inconfortable avant de monter sur scène, qu’on va être incompétent. Et quand vous êtes réconcilié avec ça, ça change déjà les choses.

Ouais, et puis généralement, envers soi-même on est très très dur, et envers les autres, bah voilà, que ce soit une vidéo, un pitch, un produit, toutes ces choses-là, envers soi-même on dit : « oh non, ce n’est pas bon », ou alors, « il faut que j’améliore tout ça » et finalement, si vous demandez à des personnes extérieures, ils disent : « bah non, c’est excellent, c’est très bien, qu’est-ce que tu veux changer ? » Donc, c’est aussi arriver à s’enlever… donc ça, c’est quand on a le syndrome du perfectionnisme, que les personnes extérieures vous disent « bah non, mais c’était déjà très bien, qu’est-ce que tu vas améliorer de plus ? »

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On a un regard vraiment très exigeant…

Envers soi-même, on se coupe les jambes.

Ouais, et on s’autosabote parfois.

Ouais, c’est ça qui est impressionnant.

C’est ça. Donc c’est vrai que dans les premières conférences que j’avais lancées pour les femmes, qui s’appelait « booster votre confiance et vos performances », je leur apprenais à muscler leur confiance. Et ça aussi, c’est vraiment une clé que je peux donner aussi bien pour les hommes que pour les femmes, c’est plus vous allez passer à l’action, plus vous allez être inconfortable, plus vous allez voir que vous y arrivez, eh bien, là c’est vraiment cette partie-là qui va vous permettre de muscler votre confiance. Et quand vous avez cette confiance, vous avez cette estime de soi, vous avez cette affirmation de vous. Et ça, cette affirmation c’est vraiment l’élément important quand on veut être un leader, parce qu’il faut être vraiment dans l’assertivité. L’assertivité, c’est quoi ? C’est l’affirmation de soi en acceptant que l’autre ne soit pas d’accord et en acceptant que l’autre soit différent. Et ça, c’est très très important de se dire : bah voilà, Maxence, voilà, c’est un homme, c’est un homme qui est différent, qui est dans cette complémentarité qu’on peut avoir tous les deux. Et finalement, je m’affirme, il s’affirme et nous sommes sur un rapport d’égal à égal. Il n’y a pas une notion d’ego qui va venir faire que la relation elle va être tronquée par cette guerre d’égo, comme souvent on peut avoir parfois entre…

Et peut-être un peu plus sur le côté masculin.

Exactement.

Mais des fois, je me dis : non, les femmes aussi aiment bien se tacler entre elles.

Oui, les femmes aussi. Absolument. Et puis d’ailleurs, moi j’ai animé un réseau de femmes entrepreneurs, je peux te confirmer que… voilà, on sent les femmes féminines, les femmes masculines et là, il y a vraiment des guerres d’égo aussi.

Les 3 blocages courants des entrepreneuses

Alors, pour finir sur une dernière question, tu accompagnes différentes femmes dirigeantes entrepreneurs, quels sont les trois principaux blocages que tu vois régulièrement avec les personnes que tu accompagnes ? Si tu en avais là, deux ou trois spontanément qui te viennent en tête.

On parle des femmes hein ?

Des femmes, absolument.

Alors, pour les femmes, on…

Mais les hommes, réfléchissez-y quelques instants, à mon avis, on les a certainement.

Ouais, alors, les femmes c’est souvent autosabotage. Une femme a vraiment, souvent quand elles m’appellent en tout cas, tout de suite ce qu’elles me disent, c’est qu’elle a des problèmes de légitimité.

Le gros syndrome de l’imposteur.

Exactement. Le syndrome de l’imposteur est présent, et aussi le plafond de verre, c’est-à-dire qu’en fait on va imaginer qu’on ne peut pas dépasser, on ne peut pas se surpasser, on ne peut pas dépasser un certain niveau, un certain seuil. Et donc, on va s’autolimiter, finalement. Donc, ça va aussi de pair, mais vraiment c’est les deux choses qui reviennent systématiquement, c’est le syndrome de l’imposteur et le plafond de verre. Donc limitation dans l’évolution.

Je rebondis par rapport à ce que vient d’évoquer Ludivine. Donc, vis-à-vis de l’autosabotage et surtout le plafond de verre, c’est que l’esprit, le cerveau ne fait aucune distinction entre le vrai et le faux. Donc, si vous voulez atteindre un résultat et que vous n’y croyez pas du tout, la mauvaise nouvelle c’est que vous n’allez jamais y arriver et la bonne nouvelle, bah si, si vous croyez à une autre chose, donc quelque chose qui est atteignable, vous êtes sûrs à 99,9 % d’y arriver. C’est juste une question de temps et de mettre en place ses actions.

C’est ça, une question de temps et d’entraînement. Et finalement, plus vous allez répéter les choses, plus vous allez actionner les choses, plus ça va devenir facile et vous verrez que parfois même, vous n’oserez pas célébrer. Alors, moi j’ai un petit conseil supplémentaire quand même.

La célébration de la victoire

Alors, est-ce que tu célèbres tes victoires ?

Voilà, parce que souvent, les femmes – peut-être les hommes aussi, mais je connais mieux les femmes dans ce côté-là féminin – c’est qu’on va dire « ah… », on a peur de le faire, on a peur de le faire, on n’ose pas, on procrastine, on n’y va pas. Et une fois que c’est fait, on se dit « ah, mais finalement, ce n’était pas si difficile » et on oublie de célébrer la victoire ou de célébrer le succès, qu’il soit petit, grand, moyen, peu importe, tout est prétexte à sabrer le champagne. Et franchement, je vous engage à vous autoféliciter quand vous passez des paliers. Parce que souvent, on ne voit pas le chemin parcouru et on remonte dans un nouveau perfectionnisme qui sera sans arrêt plus fort en fonction des étapes que l’on dépasse.

Pour visionner le chemin que vous avez parcouru, c’est quelque chose que je me fais. Je vous invite, là, au moment où vous visionnez cette vidéo, vous vous dites les trois questions suivantes : que faisiez-vous il y a un an ? Que faisiez-vous il y a trois ans ? Et que faisiez-vous il y a 5 ans ? Donc, moi, si je me dis : qu’est-ce que je faisais il y a 5 ans, là vous voyez vraiment un chemin accompli énorme. Et même si vous êtes peut-être salarié ou alors vous avez l’impression de ne pas faire grand-chose, finalement vous allez vous apercevoir qu’en l’espace de 5 ans, vous avez peut-être changé d’amis, vous avez peut-être changé de femme ou de mari, vous avez peut-être changé d’environnement, toutes ces choses-là. Et généralement, qu’est-ce qui se passe au sein de notre esprit ? De ce que j’ai pu voir et c’est une statistique aussi qui est assez frappante, on surestime ce que l’on est capable de faire en 1 an, on sous-estime ce qu’on est capable de faire entre 3 et 5 ans. On a du mal à avoir cette vision et à se mettre… typiquement, si on se dit : à un an, qu’est-ce que je dois faire ? Là, on met une liste monumentale. Et c’est pour ça qu’on la surestime et qu’on a vraiment du mal à tout appliquer, à tout réaliser. Et par contre, si on se dit : dans 5 ans, si vous dites, là aujourd’hui vous faites l’exercice, dans 5 ans, finalement, qu’est-ce que je vais avoir dans ma vie ? Vous allez vous apercevoir que globalement, 5 ans plus tard, vous allez, si vous êtes resté un minimum focus, tout réaliser, même peut-être en l’espace de 3 ans. Vous allez avoir 2 ans d’avance parce qu’on sous-estime par rapport à la difficulté d’avoir une vision.

C’est pour ça que c’est très important de rester connecté à ses rêves, parce que finalement on croit parfois que c’est impossible à réaliser. Et finalement, moi, il y a 5 ans, j’étais encore cadre commerciale salariée, j’étais encore mariée…

Ça paraît loin, j’imagine.

Jamais je ne me serais imaginé faire des conférences de… encore moins sur des scènes où il y a 600 places dans la salle. Voilà, je ne me serais jamais imaginé faire une interview comme ça avec Maxence RIGOTTIER. Voilà, c’est inimaginable en fait ce qu’on peut faire en 5 ans. Donc, ne sous-estimez pas tout ce que vous allez pouvoir mettre en place. Et surtout, tenez un tableau où… moi j’appelle ça une morning formula, où vraiment, chaque matin vous vous reconnectez à ce que vous voulez atteindre. C’est très intéressant.

Donc, tu as un petit vision board ?

Exactement.

Merveilleux, me too ! Moi aussi. Et je vous invite vraiment à… quand des fois vous êtes dans le rush, vous avez l’impression de tout lâcher, ça m’arrive de temps en temps à me dire : voilà, là, je n’en peux plus. Et le fait de vous reconnecter à ça, 48 heures après, vous vous dites : c’est bon, en fait, je sais pourquoi je le fais.

Oui. Et ça te met dans un état de gratitude qui est exceptionnel pour l’évolution professionnelle. C’est vrai que plus on est dans la gratitude de ce que l’on met en place chaque jour, plus est on est dans la gratitude de ce qu’on a accompli, de ce qui se passe dans notre vie, plus en fait on ouvre des portes à de nouvelles opportunités. Et c’est comme ça que vous atteindrez vos objectifs.

OK, merci Ludivine par rapport à tous tes conseils.

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