Transcription – 7 étapes pour faire de vos enfants des entrepreneurs à succès – Tarisayi de Cugnac

Maxence : Merci Tarisayi ! 7 étapes pour faire de vos enfants des entrepreneurs à succès. On est en direct de Paris. Juste avant qu’on voit tout ça en détails dans cette vidéo, cliquez ce bouton « s’abonner » pour rejoindre plusieurs dizaine de milliers d’entrepreneurs abonnés à la chaîne YouTube.

Donc salut Tarisayi ! Je t’ai déjà vue à de nombreux évènements par le passé et puis, voilà, aujourd’hui, je voulais vraiment que tu reviennes en détail… Si vous avez des enfants, il y a des grandes chances en regardant cette vidéo. Vous avez peut-être envie aussi de donner le meilleur, une meilleure éducation et peut-être de faire aussi de vos enfants de véritables entrepreneurs à succès. Je te laisse te présenter puis nous expliquer un petit peu ton parcours, de tes débuts jusqu’à aujourd’hui, nous expliquer aussi comment t’es arrivée dans la parentalité.

Tarisayi : Ok, ça marche. Donc bonjour à tous, bonjour Maxence. Merci. Donc, moi, je suis Tarisayi de Cugnac. En gros, quand mon fils avait… jusqu’à ses 3 ans en fait, j’étais de la reproduction du schéma éducatif que j’avais avec lui, c’est-à-dire que je l’ai éduqué beaucoup dans un système classique autoritaire. Et en fait, je me ne me sentais pas bien, moi, personnellement, avec ce genre d’éducation et lui, il n’était pas bien non plus. Donc on passait à peu près 80% de notre temps dans un stress éducatif.

Maxence : Ok.

Tarisayi : Et le jour où il a eu 3 ans, en fait, dans la salle d’attente de son cours de théâtre, j’ai découvert un document qui parlait de discipline positive. Et en fait, ce document, il a complètement changé ma vie, parce que j’ai compris que c’était possible d’éduquer son enfant sans avoir à recourir à tout ce qui est cris, punitions, menaces et sans avoir à le contraindre pour qu’il obéisse. Et en fait, je me suis dit que ce document était fait pour moi, que ça c’était fait pour moi et je me suis formée et je suis passée de ces 80% de stress éducatif à une nouvelle vie où j’étais vraiment dans 80% de plaisir éducatif. Et en fait, ça a tellement changé ma vie, ça a tellement changé ma vie que j’ai décidé d’y dédier ma vie et de pouvoir transmettre toutes ces astuces, toutes ces pépites que j’ai eues aux autres parents en fait et enseignants, toutes les personnes qui sont au contact avec des enfants et qui sentent que ce n’est pas tout à fait juste pour eux d’être dans le système classique dont on a hérité depuis des millions d’années. Et voilà.

Maxence : Ok. Donc du coup, c’est ça qui t’a emmenée petit à petit à t’intéresser au sujet. C’est le déclic le jour dans la salle d’attente en quelque sorte, le document.

Tarisayi : Oui, ça c’est mon déclic. Exactement. Et donc, depuis, je me suis formée pour être formatrice et je suis devenue formatrice en éducation positive. Donc, pour ceux qui connaissent un petit peu, je me base surtout sur la discipline positive, la pédagogie Montessori et j’accompagne tout ça avec du développement personnel. Et voilà, maintenant, j’ai accompagné des milliers de parents. Je reçois souvent des témoignages, je suis hyper touchée de pouvoir transmettre ce que j’ai reçu en fait, tout simplement.

Maxence : Ok. Alors la première question qui me vient à l’esprit, c’est vis-à-vis des écoles Montessori. Donc j’ai ma chérie qui a sa fille qui est dans les écoles Montessori. Je pense que c’est vraiment une excellente école pour s’épanouir. Quel est ton avis sur le sujet ? Est-ce que, selon toi, tous les enfants devraient être dans ce type d’école ?

Tarisayi : C’est une best question. Alors, moi, j’adore la pédagogie Montessori. Je pense qu’effectivement, elle est adaptée à la pédagogie, elle est adaptée à presque tous les enfants puisqu’elle se base sur les lois naturelles de l’enfant. Donc Maria Montessori, c’était une scientifique qui a observé des enfants agir à l’état naturel et voir ce qui les intéressait, ce qui les motivait, ce qu’ils faisaient, qu’ils apprenaient, tout l’environnement de notre culture.

Maxence : Ok.

Tarisayi : Et donc elle base beaucoup sa pédagogie sur le fait que la liberté permet à l’enfant de se discipliner. En règle général, en fait, on applique le contraire dans l’éducation, c’est-à-dire par la discipline, on va chercher à ce que l’enfant trouve sa liberté. Et là, ça va être plus le contraire donc il va y avoir tout un aspect d’autonomie, on va utiliser tous les sens pour pouvoir évoluer, ce qui permet de solliciter plus de zones du cerveau et donc de mieux retenir l’information. Donc j’aime beaucoup cette pédagogie. Après, est-ce qu’elle est adaptée à tous les enfants ? Je pense que la limite de la pédagogie, elle est dans l’humain qui la transmet et qui accompagne. Donc je pense que la pédagogie est adaptée et en fonction de – les enseignants, on les appelle des éducateurs en école Montessori – l’éducateur qui accompagne l’enfant, eh bien, l’éducateur il a une histoire, il a un vécu et il ne va pas toujours d’adapter à tous les enfants. Donc, voilà, c’est la seule limite que je mettrais.

Maxence : Ok. Alors, merci pour tous tes conseils. Vous regardez la vidéo, vous avez vu le titre. C’est quoi ? C’est 7 étapes pour faire de ses enfants des entrepreneurs à succès.

Tarisayi : Oui. Donc, la première étape, pour moi, c’est d’arriver à changer notre œil par rapport à notre enfant et de considérer véritablement son enfant comme un génie.

Maxence : Donc dans le sens, lui dire tout le temps : « Tu es un king. Tu es un roi » ou que sais-je. Vraiment, en fait, l’encourager et le mettre dans des prédispositions, qu’il se sente le maître du monde en quelque sorte.

Tarisayi : Presque ça.

Maxence : ça revient à… Je ne sais pas si tu as déjà entendu parler de l’effet « Pygmalion ». En gros, plus vous dites à quelqu’un : « je suis timide, je suis timide, je suis timide », il va croire qu’il est timide ou inversement, mettons : « Tu es un sportif de haut niveau, tu es un sportif de haut niveau, tu es un sportif de haut niveau », tu vas être tôt ou tard quelqu’un qui a de gros résultats par rapport à ce que tu aurais pu avoir si on ne t’avait rien dit.

Tarisayi : Je dirais que l’état d’esprit, c’est ça, mais je mettrais quand même un petit bémol à ça.

Maxence : Ok.

Tarisayi : Donc, en fait, c’est… Est-ce que je peux commencer par te raconter une petite histoire ?

Maxence : Vas- y, c’est parti.

Tarisayi : Trop cool. Peut-être que tu la connais déjà d’ailleurs. C’est l’histoire de Thomas Edison. Donc en fait, un jour, il rentre de l’école avec une lettre que sa mère doit ouvrir. Donc il remet sa lettre à sa mère et sa mère, elle se met à avoir des larmes, les yeux mouillés et puis il lui demande : « Dis-moi ce qui est écrit sur cette lettre ». Et donc sa mère prend la lettre, elle la lit à voix haute et elle dit : « Votre fils est un génie et dans cette école, nous n’avons pas des professeurs à sa hauteur pour pouvoir lui dispenser son enseignement. Donc, vous avez besoin de l’éduquer vous-même à la maison ». Donc, du coup, sa mère commence à faire l’instruction en famille, donc l’éduquer à la maison et puis quelques années après, sa mère tombe malade et elle meurt. Et quelques années après sa mort, Thomas Edison devient un vrai génie, donc il a déposé plus de 1000 brevets, il a fondé plusieurs entreprises, etc. et après sa mort, il est en train de fouiller dans ses affaires et il retrouve cette lettre. Donc, du coup, il se dit : « C’est la lettre du professeur. » Il se dit : « Je vais l’ouvrir ». Il l’ouvre, il la lit et il voit : « Votre fils est déficient mental. Nous ne pouvons pas le garder dans notre école. Il est viré. ».

Maxence : Ok.

Tarisayi : Et ensuite, ce jour-là, en fait, il a écrit dans son journal intime : « Thomas Edison était un enfant déficient mental que sa mère a transformé en génie ». Et en fait, plus que de dire à l’enfant qu’il est un génie, pour moi, ce qui est important, c’est de le garder en mémoire. C’est-à-dire que l’observateur va influer sur l’expérience de ce qui va se passer. C’est quelque chose qu’on voit souvent en physique quantique, mais c’est-à-dire de se dire dans sa tête : « Mon enfant est un génie » sans forcément lui dire, parce que si on lui répète qu’il est génie, peut-être que ça va lui mettre la pression, qu’il va se mettre la barre super haute,…

Maxence : Oui, il va se dire : « Waouh, on m’a dit que j’étais un génie. Si je ne suis pas à la hauteur, on en va plus m’aimer » ou il va se mettre quelques petits blocages.

Tarisayi : Oui, c’est ça. Ou peut-être même essayer d’avoir des expériences faciles qu’il va tout le temps réussir, parce que sinon il ne sera pas à la hauteur. Donc, ce n’est pas forcément lui dire, le considérer, parce que notre rapport à l’enfant va être différent en fonction de ce qu’on considère qu’il est. D’ailleurs, il y a plusieurs études qui ont été faites dans des écoles à ce sujet avec différents professeurs et avec des enfants similaires, de quotient intellectuel similaire et pas forcément ni supérieur ni inférieur, mais hétérogène. Et à certains professeurs, on leur disait que c’était des enfants qui étaient déficients intellectuels et à d’autres professeurs, on disait que c’étaient des enfants qui étaient surdoués. Et il y avait une troisième classe qui était la classe témoin à laquelle on ne disait rien. Donc, à enfants similaires, même si chaque enfant est unique, mais le niveau était similaire, eh bien, la classe à qui on a dit aux professeurs que les enfants étaient des surdoués a eu des résultats bien plus exceptionnels que les autres. Donc, en fonction de comment on perçoit l’enfant, on ne va pas agir de la même manière avec lui et donc, se garder en mémoire que notre enfant est un génie – et en soi, c’est vrai, parce que chaque enfant nait avec un potentiel infini -, donc simplement se rappeler : « Il a un potentiel infini. C’est un génie. Il est là pour accomplir des grandes choses dans le monde », déjà, ça ouvre l’espace pour qu’il puisse le faire.

Maxence : Oui et c’est important en fait, parce que quand on nait, au final, c’est neutre et c’est après les disquettes qu’on va recevoir petit à petit dans notre cerveau conscient ou inconscient qui vont amener différentes croyances, bonnes ou mauvaises, mais c’est important de faire attention par rapport à ça.

Tarisayi : Oui, c’est ça.

Maxence : J’ai une petite anecdote par vis-à-vis de l’argent, par rapport à la fille de ma chérie. Dans un distributeur, j’avais retiré 500€ et elle fait : « Oh, regarde Maman ! Elle est trop bien, sa carte bancaire » parce que 500€. Elle a fait : « Waouh, c’est trop bien ! Je veux la même ». Tout simplement, oui, c’est important oui d’avoir en tête que les enfants, ils sont neutres au départ, donc si vous leur dites : « Il faut que tu travailles dur » ou les mettre dans un environnement qui vont leur amener des croyances souvent limitantes, parce que nous-mêmes, on a nos propres croyances limitantes. C’est dommage par rapport à ça. Souvenez-vous : démarrage quand on est né, on est totalement vierge et ensuite c’est ce que la société, la famille, l’environnement nous inculque qui va nous emmener à avoir tel ou tel comportement dans la société.

Tarisayi : Tout à fait.

Maxence : Ok. Ça, c’était la première astuce, quelle est la deuxième ?

Tarisayi : Donc, la deuxième astuce, dans le même état d’esprit, c’est-à-dire qu’un entrepreneur, de quoi il a besoin, il a besoin aussi de croire qu’il peut réussir. La deuxième astuce, c’est de vraiment valoriser les réussites de l’enfant. Donc, valoriser les réussites, comme on en a parlé tout à l’heure, ce n’est pas…

Maxence : Alors, qu’est-ce qu’une réussite pour un enfant ? Est-ce que c’est par exemple, dire bonjour à quelqu’un, est-ce que – je dis n’importe quoi – c’est obéir à ses parents ? C’est quoi, selon toi, une réussite pour encourager l’enfant ?

Tarisayi : Alors, une réussite c’est tout ce qui est un peu plus difficile, enfin, qui est un petit peu difficile et qu’il a réussi à faire. Donc, par exemple, un enfant qui apprend à lacer ses lacets, quand il a réussi à faire une boucle, c’est déjà une réussite. S’il arrive à faire deux boucles et à tirer le nœud, c’est encore une réussite. Si c’est un enfant qui, d’habitude, ne dit pas bonjour quand il rentre dans une boulangerie et qu’il arrive à dire bonjour, là, c’est une réussite. Si c’est son premier jour d’école, avec tout un tas de personnes qui sont inconnues, des enfants qui sont inconnus, des adultes qui sont inconnus et qu’il arrive à passer la journée dans cet environnement nouveau, c’est aussi une réussite. Donc, c’est chaque étape de la vie qu’il arrive à franchir. Ou s’il a débarrassé la table, ça peut aussi être une réussite. Donc, la réussite, c’est vraiment quelque chose qu’il a fait et qu’il a réussi à faire tout simplement. Encore une fois, quand je dis « valoriser une réussite », ce n’est pas tant sur le fait de complimenter, parce qu’encore une fois sinon on risque de mettre la pression, qu’il se dire : « Alors, pour être aimé ou pour exister dans la société, j’ai besoin qu’on pense que je suis bien, que je suis… ». Donc complimenter, c’est à chaque fois qu’on dit : « Tu es génial » ou « tu es sage » ou tu es quelque chose. Et ça enferme l’enfant dans un espace alors qu’il a tout un tas d’expériences à faire. Mais c’est plutôt de dire : « Tu as réussi à faire ça. Tu as réussi à faire tes lacets ». Ou après son premier jour d’école, lui dire : « Dis donc, je suis sacrément inspirée, parce que tu as l’habitude d’être à la maison et là, aujourd’hui, tu es arrivé dans un environnement avec de nouvelles personnes que tu ne connaissais pas, avec de nouveaux enfants que tu ne connaissais pas, de nouvelles règles, un nouveau bâtiment et tu as réussi à passer ta journée dans cette environnement. Et là, je te vois sortir avec le sourire. Est-ce que tu pourrais m’expliquer comment tu as fait pour réussir tout ça ? ». Et le fait de poser la question de « est-ce que tu pourrais m’expliquer », c’est quelque chose qui ancre encore plus dans l’enfant le fait qu’il a réussi, parce que c’est une chose qu’on lui dit, ce qu’il a réussi et qu’on le valorise et le fait qu’il puisse le transmettre… J’imagine que tu connais la pyramide de l’apprentissage et le dernier échelon de la pyramide, ça va être vraiment la transmission.

Maxence : Ok.

Tarisayi : Quand on transmet quelque chose, c’est là où on intègre le plus la connaissance, le savoir, l’expérience. Donc, voilà, vraiment valoriser ses réussites, parce que, aussi, on ne peut se projeter comme étant quelqu’un qui réussit que quand on a dans notre mémoire des souvenirs de nous qui avons réussi. Du coup, pour que l’enfant puisse un jour devenir entrepreneur – et quand on parle d’entrepreneur ça peut être création d’entreprise, mais ça peut aussi entreprendre un projet dans une entreprise dont il serait salarié ; on appelle ça plutôt intrapreneur mais c’est assez large en fait ou ça peut être créer un projet, réaliser un projet. Donc, pour pouvoir entreprendre quelque chose, il a vraiment besoin d’avoir en tête les fois où il a déjà réussi, il a déjà entrepris quelque chose et ça s’est bien passé en fait.

Maxence : D’accord.

Tarisayi : Donc, voilà.

Maxence : C’était la deuxième étape, encouragez vos enfants à chaque réussite.

Tarisayi : Oui. Très important.

Maxence : Alors, quelle est la troisième étape pour avoir des enfants qui sont des entrepreneurs à succès ?

Tarisayi : Donc, la troisième étape, ça va être, de la même manière, d’encourager les échecs, parce qu’un entrepreneur, c’est quelqu’un qui a, sur son chemin, tout un tas d’échecs. Si on reprend Thomas Edison dont on parlait tout à l’heure, c’est lui qui dit : « Je n’ai pas échoué dix mille fois », parce qu’il a fait dix mille tentatives avant d’arriver à trouver l’électricité, comment faire une ampoule. Il dit : « Je n’ai pas échoué dix mille fois, mais j’ai trouvé dix mille façons »…

Maxence : 9 999 façons pour ne pas avoir l’électricité.

Tarisayi : Voilà.

Maxence : Ok.

Tarisayi : Et donc, c’est vraiment ça qui est important, c’est… Souvent, dans notre culture française, en fait, ce qui se passe, c’est qu’on va bannir l’échec. On ne veut pas que les enfants échouent, on fait tout pour qu’ils réussissent, mais sans échouer. Mais quand on entreprend, quand on crée sa structure, quand on lance un projet, il y a tout un tas d’embûches qui sont sur notre chemin et si on n’est pas habitué à se dire que l’échec, c’est un moyen d’apprendre, eh bien, on peut vite se décourager et dire : « Non, je n’y arriverai jamais » et laisser tomber. Donc, là encore, de la même manière, ça va être, pendant tout le cursus de l’enfant, qu’il soit petit enfant, enfant ou adolescent, valoriser les échecs. Donc si je donne un exemple, un exemple personnel, c’est : mon petit garçon qui avait à l’époque 5 ans je pense. Il faisait du judo et il avait sa première compétition de judo. Il était tout fier et toute la semaine, il m’a dit : « Maman, je vais gagner la coupe. Tu vas voir, je vais revenir avec la coupe. Je vais être le champion de judo », etc. Il était trop fier. Donc je le laisse parler tout en me disant : « Bon, peut-être qu’il ne va pas gagner, mais je le laisse parler » et il était tout fier de lui. Et le jour de la compétition, il y a six combats. Premier combat, il perd. Deuxième combat, il perd. Troisième combat, il perd. Quatrième combat, là, il gagne son combat. Et le cinquième et le sixième, il gagne aussi. Donc il sort de sa compétition avec un résultat qui, par rapport à ses attentes…

Maxence : A ses expériences, étaient moindres du coup.

Tarisayi : Oui. Et ce qu’il avait dit à tout le monde, qu’il allait gagner, en fait, ça pouvait être considéré comme un échec. Et là, en fait, en sortant, je lui ai dit, je l’ai regardé droit dans les yeux et je lui ai dit : « Ecoutes, je suis vraiment super inspirée, parce que tu as perdu trois combats et à chaque fois, en fait, tu t’es relevé et tu as continué à combattre ». Et là, en fait, il a eu un grand sourire et il a dit : « Oui, c’est vrai. En fait, j’ai échoué et je me suis relevé ». Et encore une fois, je lui ai posé la question : « Est-ce que tu peux me dire comment tu as fait, parce que moi, ça m’arrive aussi d’échouer. Comment est-ce que tu as fait pour trouver cette force pour te relever et continuer ? ». Et il m’a dit : « Mais Maman, c’est facile. Je me suis rappelé de ce que me disait Sacha ». Sacha, c’est un héro des Pokémon. « Et Sacha, dans les combats des Pokémon, dès qu’il tombe, il dit : “Quand je tombe, je me relève et je deviens de plus en plus fort ». Et en fait, ancrer ça, le fait qu’on peut avoir des échecs, on peut se relever, c’est super important. C’est Nelson Mandela qui disait : « Je ne perds jamais, soit je gagne soit…

Maxence : Soit j’apprends.

Tarisayi : Soit je… Oui. Je la connaissais avec « sois je grandis », mais c’est le même concept. Donc, voilà, c’est vraiment de se dire que l’échec, c’est juste une façon de trouver peut-être comment ne pas faire ou bien c’est une façon de pouvoir aller trouver plus de force à l’intérieur pour faire ce qui est important pour soi et vraiment de le valoriser, de dire à l’enfant que… Communiquer avec lui pour qu’il trouve cette force qu’il a gagnée de son échec.

Maxence : Ok. D’accord. N’hésitez pas à bien vous inspirer de tout ça. En tout cas, belle force de caractère de ton fils par rapport à ça.

Tarisayi : Oui. Il s’est bien débrouillé.

Maxence : Alors, maintenant, quelle est la quatrième étape ?

Tarisayi : Alors, quand on est entrepreneur, il y a une autre chose qui est très importante, c’est d’arriver à gérer l’argent.

Maxence : Absolument.

Tarisayi : Voilà. Et donc, la gestion de l’argent, c’est quelque chose qu’on peut apprendre et transmettre à nos enfants très tôt, je dirais à partir de l’âge de 3 ans ou de 4 ans. Quel est, d’après toi, le meilleur moyen d’apprendre quelque chose ? Est-ce que c’est plutôt si on dit à quelqu’un comment faire… Enfin, par exemple, toi, si tu avais besoin d’apprendre quelque chose, est-ce que c’est plus quand quelqu’un te dit comment faire que tu apprends le mieux ou c’est plus quand on t’explique longuement comment faire ou est-ce que c’est plus quand tu fais l’expérience de quelque chose ? Et voilà.

Maxence : Moi, personnellement, c’est plus quand c’est moi qui fais l’expérience.

Tarisayi : Super. Eh bien, c’est génial, parce que du coup, tu fonctionnes comme 99,99% des êtres humains, nous connaître en mieux quand on fait l’expérience de quelque chose que…

Maxence : Quand on le fait nous-même et c’est là qu’on est dans le vif du sujet.

Tarisayi : Oui. Et là c’est Benjamin Franklin qui disait : « Dis-moi, j’oublie. Enseigne-moi, je me souviens. Implique-moi et j’apprends ». Donc du coup, pour transmettre cette valeur de l’argent et apprendre à nos enfants à gérer l’argent, le mieux, c’est de les impliquer et de les responsabiliser. Donc, comment, combien, comment est-ce qu’on fait pour faire ça ? Eh bien, en tant que parent, on achète forcément des choses pour nos enfants. Souvent, on a un petit budget jouet et de temps en temps au supermarché ou devant un magasin de jouet, on va dire oui, de temps en temps on va dire non de façon assez arbitraire et souvent par rapport à nos propres valeurs, c’est-à-dire qu’est-ce qu’on pense qui serait bien pour l’enfant ou « ça, c’est de bonne qualité, je veux bien te l’acheter » ou « ça, non, franchement, c’est un petit jouet en plastique qui va se casser au bout de deux minutes, je ne peux pas te l’acheter ». Et là, on va pouvoir avoir des enfants qui sont en pleine crise de joie dès qu’on leur achète ce qui leur plait et qui vont avoir de grosses crises de colère dès qu’on ne leur achète pas ce qu’ils voudraient avoir. Donc en fait, la technique, c’est simplement de mettre un budget à leur disposition et de leur dire : « Ecoutes, je vois que toi tu te mets en colère à chaque fois que je ne t’achète pas ce que tu veux. Moi, personnellement, j’ai un budget que je peux allouer, mais qui est limité. Je ne peux pas acheter tout au supermarché ».

Maxence : Oui. Je ne peux pas t’offrir tous les jouets que tu veux puisque sinon, à un moment donné, je ne vais plus avoir d’argent, les poches vont être vides.

Tarisayi : C’est ça. « Donc, ce que je te proposes, c’est que pour le budget jouet que j’ai, je te le délègue, c’est toi qui est responsable. Je te donne toutes les semaines ou tous les mois un montant ». Donc, plus ils sont petits, plus il vaut mieux que le temps soit court. Donc, vers 3-4 ans, il vaut mieux que ce soit toutes les semaines.

Maxence : Donc c’est-à-dire, oui, par exemple donner – je dis n’importe quoi – 10€ mais chaque semaine.

Tarisayi : Oui.

Maxence : Ok. D’accord.

Tarisayi : Tu peux donner moins. C’est en fonction du…

Maxence : Ou moins, mais en gros c’est la fréquence pour qu’ils soient familiarisés avec l’argent.

Tarisayi : Oui.

Maxence : Et après, quand ils sont plus grands, à l’adolescence, ça peut être un budget mensuel, parce que là, ils ont plus de capacité de raisonnement et de gestion. Après, c’est à chacun de faire comme bon lui semble. Donc, vraiment de déléguer ce budget. Donc se mettre dans sa tête que ça, c’est un budget jouet et que l’enfant en fait ce qu’il veut et que c’est lui qui va gérer et qu’il va faire des expériences avec son argent. Donc au début, il va être tout content et il se peut qu’il dépense tout, tout de suite. Il va se dire : « J’ai 5 € ».

Maxence : Et se dire : « Merci maman, merci papa ! Je vais pouvoir aller acheter des bonbons ! » ou que sais-je.

Tarisayi : C’est ça. Et donc, tout de suite, il sent qu’il a du pouvoir et il va acheter des choses et dès qu’il a de l’argent, il va acheter et dépenser. En tant qu’entrepreneur, on sait qu’il vaut mieux investir que dépenser.

Maxence : Absolument.

Tarisayi : Et pour apprendre qu’il vaut mieux investir que dépenser, quoi de mieux que de faire l’expérience d’avoir de l’argent, de le dépenser et de ne plus rien avoir du tout. Donc, les enfants vont arriver dans une phase de frustration. Quand il aura vite tout dépensé, il va dire : « Ah, mais zut, je n’ai plus d’argent. Je n’ai plus d’argent, maman, comment je fais ? » etc. ou « papa, comment je fais ». Et là, c’est simplement lui dire : « Ecoutes, tu peux attendre la semaine prochaine et tu auras de nouveau tes 4, 5, 10€ » selon le montant que vous voulez lui donner. Et qu’il apprenne petit à petit ce qu’est l’argent, qu’avec un budget il peut s’acheter ceci qui va durer peut-être – et alors, ce qu’il y a de plus génial, c’est quand ils font l’expérience des jouets qui cassent au bout de deux jours, parce que là… Sinon, nous, on peut passer un temps monstrueux à leur expliquer : « Mais non, mais ce n’est pas bien. Ce n’est pas de la bonne qualité, ça va se casser » etc. Mais quand il achète lui-même, qu’il prend son propre argent pour aller acheter un jouet, qu’au bout de deux jours, il est cassé, c’est lui qui fait l’expérience et il le retient durablement en fait, parce qu’après il voit son jouet tout cassé et il se dit : « Voilà, j’ai… »

Maxence : Il se dit : « Putain, je n’en ai pas pris soin. Maintenant, il est “mort” le jouet ».

Tarisayi : Oui c’est ça. Et du coup, il ancre vraiment le fait qu’il y a de la bonne qualité dans certains jouets et de la mauvaise qualité dans d’autres et qu’il a besoin de faire attention où il place son argent.

Maxence : Oui, donc prendre soin aussi de ses affaires.

Tarisayi : Oui. Prendre soin de ses affaires et prendre soin de son argent.

Maxence : Ok.

Tarisayi : Et après, au fur et à mesure, dans les magasins, il va tomber sur des jouets dont il a envie et qui coûtent plus cher. Et donc, pour pouvoir se procurer ces jouets qui coûtent plus cher, il va avoir besoin d’économiser. Et donc, là encore, il va pouvoir apprendre, grâce à la gestion de son propre argent, à économiser et à attendre une semaine, deux semaines, trois semaines, un mois, deux mois, parfois un an. Il y a certains enfants de cinq ans qui économisent pendant un an pour pouvoir s’acheter le jouet qu’ils veulent vraiment. Et voilà. Simplement, manipuler l’argent, se rendre compte de sa valeur, se rendre compte qu’il y a certaines choses dans lesquelles on investit, d’autres qu’on dépense. Pour l’instant, j’ai surtout parlé de jouet, donc du coup, c’est surtout de la dépense. Mais il y a un moment où l’enfant demande une augmentation.

Maxence : Alors, comment ça se passe exactement. Si on te dit : « Maman, papa, je veux plus la prochaine » ?

Tarisayi : C’est ça. Donc du coup, il y a des augmentations pour lesquelles nous on peut tout à fait aligner. Je ne sais pas, l’enfant a deux ans de plus et puis il a besoin d’un peu plus pour s’acheter d’autres choses et on peut se dire : « Bon, ok, je peux rajouter 1€ par semaine ou je rajoute 2€ par semaine ».

Maxence : Oui, s’il veut s’acheter, on va prendre l’exemple, tu as parlé des Pokémon, toute la série de cartes ou peut-être des cassettes ou des DVD, des choses comme ça.

Tarisayi : Voilà. Donc, on peut, nous, en tant que parents être alignés avec le fait de donner plus ou on peut ne pas du tout… Enfin se dire : « Non, je t’ai donné un budget, je ne veux pas donner plus ». Et là, on peut dire à l’enfant : « Voilà, moi, c’est le budget maximal que je peux donner. Mais comment ce que tu peux faire toi pour générer ton propre argent ? ». Et là, en général, c’est une question que l’enfant ne s’est pas posée naturellement.

Maxence : Pas posé pour le moment, oui.

Tarisayi : Oui. Et puis il va dire : je n’en sais rien. Et donc là, on peut lui demander : « Mais qu’est-ce que tu voudrais apporter au monde ? ». Et donc, quand j’ai posé cette question-là à mon fils, il m’a dit : « Bah, des arbres ». J’ai dit : « Génial, super. Du coup, ce sera ton business, voilà. Tu peux faire un business d’arbre ». Donc il est allé se renseigner sur combien il pouvait vendre des fleurs, combien il pouvait vendre des arbres et il a passé… Là, c’était cet été où il m’a demandé sa troisième augmentation et où je ne voulais plus augmenter. Et il a passé tout l’été à collecter des graines de tous les fruits qu’il mangeait, en fait. Et donc, il s’est fait une grosse collection de graines et là, maintenant, il est en train d’en planter certaines, mais pas toutes parce qu’on doit surtout les planter au printemps pour pouvoir se faire son business d’arbre. Alors, est-ce que ça va vraiment être un business, est-ce que ça va vraiment fleurir ou pas, je n’en sais rien, mais au moins, c’est planter la graine en lui, qu’il peut être capable d’investir plutôt que de dépenser et donc de générer son propre argent.

Maxence : Oui, ça rebondit, une autre expérience de la fille de ma chérie ou vis-à-vis du muguet. Elle aime bien faire les petits bouquets pour dire : « Maman, allez, on va aller les vendre » pour avoir un petit peu d’argent de poche. C’est ce qui est bien, c’est que si vous avez un petit enfant entre 4 ans et 10 ans, de manière générale, les gens ne veulent pas refuser. Ils disent : « Oh, merci mon petit bout de chou ».

Tarisayi : Oui, c’est ça.

Maxence : Et du coup, c’est un bon moyen aussi de vendre et du coup de créer de la valeur. Je prends l’exemple. Si vous avez des fleurs ou du muguet, ça peut être une bonne alternative. Ou alors aussi les gâteaux. Elle voulait faire un petit gâteau et dire : « Allez maman. On va sur le marché. On va aller vendre la tarte aux pommes ». Quelque chose comme ça.

Tarisayi : Donc oui, c’est des supers exemples le fait de pouvoir vendre des fleurs, des gâteaux. Ça peut être aussi quelque chose que l’enfant aime fabriquer. Il y a des enfants qui sont passionnés d’avion ou qui aiment bricoler certaines choses. Donc, voilà, partir vraiment de ce que l’enfant aime faire et lui dire : « Ok, si tu veux plus d’argent, tu peux générer de l’argent toi-même en vendant ce que tu aimes faire ».

Maxence : Voilà. Donc, n’hésitez pas. Le choix est énorme. Et toujours, montrez à vos enfants comment créer de la valeur et ça, ils vont apprécier, parce qu’ils vont se dire : « Ah mais c’est génial » en faisant telle ou telle action soit en vendant une tarte aux pommes, du muguet ou planter des arbres comme tu as dit, ça permet de créer de la valeur et ensuite ils se disent : « Waouh, j’ai envie de faire ça plus tard. Dans quelques années ».

Tarisayi : Oui.

Maxence : Alors, là, c’était la quatrième…

Tarisayi : La quatrième.

Maxence : Quatrième étape. Alors, quelle est la cinquième étape du process ?

Tarisayi : Donc, la cinquième étape, ça va être de laisser à son enfant le temps de découvrir qui il est. Pourquoi ? Parce qu’un entrepreneur est plus à même de pouvoir dépasser toutes les embûches qu’il va y avoir sur son chemin, d’aller jusqu’au bout de son projet s’il est inspiré par ce qu’il fait et si c’est quelque chose qui le touche vraiment ou si il s’en fiche un petit peu, il ne se connait pas trop et il est rentré par la première porte et voilà.

Maxence : D’accord. Donc, c’est la cinquième étape.

Tarisayi : Oui. Donc, en fait, du coup, une personne est plus motivée quand elle fait quelque chose qui lui plait vraiment et qui est important pour elle. Donc, du coup, savoir ce que l’enfant… Enfin, laisser à l’enfant le temps de découvrir qui il est, ça veut dire quoi ? Ça veut dire, nous, en tant qu’adultes, être plus dans une position d’observation de l’enfant, de ce vers quoi il tend et ce qu’il aime faire et qui le touche. Et souvent, en tant qu’adultes, c’est une position qui n’est pas forcément confortable ou facile à faire, parce qu’on a tout un tas de projections sur ce qui serait bien pour notre enfant, ce qui serait bien qu’il fasse, quand est-ce qu’il serait bien qu’il fasse, il faudrait qu’il fasse un peu de musique, un peu d’art, qu’il réussisse à l’école, qu’il fasse… On a tout un…

Maxence : Un projet de la vie idéale, mais sans vraiment savoir ce que lui souhaite réellement avoir.

Tarisayi : Oui, c’est ça. Et donc, ça va être vraiment lui laisser le temps de découvrir qui il est et de faire des expériences. Donc, il y a tout un tas d’activités périscolaires qui sont proposées. Ça peut être dans les activités périscolaires, ça peut être dans l’environnement familial, ça peut être dans des sorties au parc. C’est vraiment nous reculer et se dire que quand il fait une activité autre que l’école, il faut une expérience, il apprend à découvrir qui il est. Souvent, on me pose la question de savoir est-ce qu’il faut que l’enfant aille jusqu’au bout de son activité scolaire donc toute l’année quand il a commencé. Et souvent, les parents vont me dire : c’est important, parce que comme ça, ils découvrent ce qu’est la persévérance, l’engagement, que quand on s’engage, on finit quelque chose. Et à ça je dirais…

Maxence : Excusez-moi de te couper, juste, tu estimes ça à quel âge de laisser les prises de décision ? Entre 3 à 7 ans, plutôt entre 5 et 10 ans, Tout le temps. Est-ce que tu as une fourchette d’âge ou, non, au final, c’est dès qu’il est né ?

Tarisayi : Sur le choix des activités ?

Maxence : Oui.

Tarisayi : Je dirais, dès tout-petit en fait.

Maxence : Oui. Donc, en gros, dès qu’il marche jusqu’à 10-12 ans.

Tarisayi : Oui. En fait, l’enfant est fortement connecté à ce que Maria Montessori appelle son guide intérieur. Donc, c’est quelque chose qui le guide vers certains apprentissages. Et naturellement, on est programmé pour apprendre, découvrir, créer, apporter de la valeur au monde. C’est ce qu’un petit enfant fait spontanément. Et donc, dès très jeune, on peut très bien le laisser aller vers des activités qu’il a envie de tester et voir ce que ça nourrit en lui, la compétence qu’il acquiert avec ça et s’il a envie d’aller plus loin ou bien s’il a déjà acquis ce qu’il voulait et s’il a envie d’arrêter et commencer. Quand on arrête, en fait, ce n’est pas perdre quelque chose, c’est laisser de l’espace pour créer autre chose et découvrir autre chose. Donc, ça, c’est quelque chose qui est important à avoir en mémoire.

Maxence : Ok. Alors, maintenant, quel est la sixième étape du processus ?

Tarisayi : Donc la sixième étape qui est un petit peu dans la prolongation de ça, c’est de permettre à l’enfant d’avoir de l’autonomie ou au moins un sentiment d’autonomie très jeune, le plus jeune possible en fait.

Maxence : Alors, quelle serait la différence, parce que l’homme, on est vachement penché sur la liberté. Est-ce qu’il y a une distinction entre autonomie et liberté ou au final c’est assez similaire ?

Tarisayi : Alors, pour moi, la liberté, c’est un concept.

Maxence : Ok.

Tarisayi : Et est-ce qu’on peut atteindre une totale liberté ? Je ne sais pas.

Maxence : Je dirais que non, moi, en l’occurrence, parce qu’on est toujours dépendant de quelque chose, notamment lorsqu’on est entrepreneur. Même si vous êtes libre, vous êtes quand même dépendant de vos clients. Donc il y a toujours une micro dépendance quand même de quelque chose. Il n’y a rien qui est figé ou je dépends d’autres personnes.

Tarisayi : Et l’autonomie, c’est… Enfin, de la façon dont je le vois pour l’enfant, c’est qu’il soit capable de le faire par lui-même en fait et qu’il se sente capable de faire par lui-même.

Maxence : Ok.

Tarisayi : Quel est l’intérêt dans le but de transmettre des valeurs d’entreprenariat à un enfant, c’est vraiment que l’entrepreneur, il a besoin de se sentir autonome, capable de faire par lui-même, capable de créer une entreprise, capable d’apporter de la valeur à ses clients. Donc, ce qui est, encore une fois, parfois compliqué en tant que parents ou en tant qu’accompagnant, c’est que l’enfant, il est dans un processus évolutif. Donc, au tout début, il a des gestes très maladroits, il fait un peu, il bouge un peu n’importe comment, la fleur est là, elle aurait pu se renverser dix fois. Et puis, petit à petit, ses gestes s’affinent, mais ce n’est pas encore un adulte. Donc, ce n’est pas encore quelqu’un biologiquement fini. Enfin, par exemple, son cerveau, il n’est pas encore arrivé à maturité. Et donc, c’est parfois difficile pour nous de laisser à l’enfant de l’autonomie. Si je prends un exemple concret parce que là je parle beaucoup en abstrait, c’est, ce serait par exemple, pour mettre la table. Donc il y a un âge, vers 2-3 ans par exemple où l’enfant a envie de mettre la table pour faire a même chose que les grands. Ça peut arriver un peu plus tôt, ça peut arriver un peu plus tard. Il a envie de faire comme les grands et pourtant nous, on le voit avec ses gestes tout maladroit arriver avec la belle vaisselle et on se dit : « Ouhlalala ! Non, surtout pas ! Je ne veux surtout pas qu’il touche à la vaisselle, parce que sinon, il risque de tout casser. J’ai investi de l’argent de l’argent dans ma vaisselle ». Et en fait, c’est à ce moment-là que c’est le plus important de laisser de l’autonomie à l’enfant. Pourquoi ? Parce que, est-ce que faire une tâche que vous savez parfaitement faire, c’est quelque chose qui vous stimule ? Est-ce que toi, par exemple, je ne sais pas, quelque chose que tu sais faire parfaitement, j’imagine c’est débarrasser la table.

Maxence : C’est en mode robotique, donc vraiment faire comme si j’étais un robot.

Tarisayi : Oui, c’est ça. Enfin, débarrasser la table, ce n’est pas quelque chose qui me stimule, je ne vais pas passer ma vie à me dire…

Maxence : Tu ne te dis pas : « Trop bien ! Je vais débarrasser la table ».

Tarisayi : Oui. C’est plus en automatisme. On le fait et voilà. Donc, pour que l’enfant puisse gagner en autonomie, quand on attend que sa motricité soit complètement finie et qu’il sache parfaitement le faire pour commencer à le faire, c’est trop tard en fait.

Maxence : D’accord.

Tarisayi : C’est à un moment où ça ne va pas plus le stimuler et il n’aura plus envie et donc quelque part, il va être dépendant de ses parents qui vont débarrasser la table ou dépendant de, je ne sais pas, à l’école, ça peut être les personnes qui s’occupent de la cantine qui vont débarrasser la table. Même chose pour faire à manger. Et parfois, ça peut faire peur… Ceci dit, dans les écoles Montessori, on apprend aux enfants à couper avec un couteau à partir de l’âge de 2 ans et demi. Donc, ça peut venir un peu plus tôt, ça peut venir un peu plus tard. Il y a des techniques pour ça, pour apprendre très tôt aux enfants à faire ce genre de choses. Ça va être, par exemple, de lui montrer avec des gestes extrêmement lents, parce que le cerveau apprend par contraste et quand c’est trop rapide, si par exemple là je te montrais un enchainement super rapide de gestes, peut-être que reproduire le geste ce serait un petit peu compliqué pour toi, enfin, pour tout adulte. En revanche, si on fait un enchainement d’une manière extrêmement lente de gestes, là, en fait, le cerveau, il va capter tous les contrastes et il aura plus de facilité à s’en rappeler. Donc, ça, c’est vraiment quelque chose qui est mis en avant par les écoles Montessori et qui fonction tellement bien que c’est important pour moi d’en parler. C’est que si on veut apprendre quelque chose à l’enfant et qu’on ne le sent pas tout à fait prêt, ça va être de décomposer vraiment tous les mouvements avec une lenteur extrême et si possible en silence.

Maxence : Ok.

Tarisayi : Donc, par exemple, si c’est découper une banane, on met la banane sur la planche et ça va être – je vais juste faire un tout petit extrait pour montrer la lenteur – donc là, je suis en train de prendre le couteau et donc c’est vraiment à cette vitesse-là.

Maxence : Donc, tu décortiques toutes les étapes pour couper la banane par exemple.

Tarisayi : C’est ça. De manière vraiment très lente et comme ça, l’enfant intègre tout dans son cerveau puisque dans le cerveau on a de petites neurones miroirs. Et nos neurones miroirs, elles reproduisent ce que fait l’être humain qui est en face de nous. Elles reproduisent les émotions, mais elles reproduisent aussi les gestes. Et donc, du coup, lui, il est en train d’acquérir dans son cerveau la façon de faire. Il peut nous avoir vus 100 millions de fois couper une banane avec des gestes rapides, il aura raté la plupart des étapes, parce que le cerveau fonctionne par contraste et il n’aura pas eu le temps de voir les contrastes. Alors que si on fait des gestes très lents, dans ce cas-là, lui, il est capable de le reproduire.

Maxence : Ok. Excellent. Donc n’hésitez pas à bien prendre votre temps pour décortiquer toutes les étapes pour que l’enfant puisse l’intégrer dans son cerveau.

Tarisayi : Oui.

Maxence : Et donc là, on parlait de ça pour l’autonomie, mais ça peut être tout un tas d’autres choses. Ça peut être aussi prendre ses responsabilités. Par exemple, si vous avez décidé que c’est à l’enfant de mettre son goûter dans son cartable. Là, ça va être le laisser autonome, mais sans le surprotéger. Donc si un matin, il oublie de mettre son goûter dans son cartable pour aller à l’école et que vous, vous le voyez, vous pouvez très bien ne rien dire, partir à l’école et à l’école, il va se rendre compte qu’il a… Ou peut-être juste devant l’école, il va se dire : « Ah mince, j’ai oublié mon goûter » et il peut partir, s’il est très jeune, dans une crise de colère, parce que les très jeunes, ils ont des tempêtes émotionnelles qui viennent dans leur corps ou il peut être calme et il peut vous demander en tout cas d’aller chercher son goûter, que c’est hyper important, ou d’être angoissé, etc. Eh bien, l’autonomie, c’est aussi apprendre qu’en fait, Papa et Maman, ils ont besoin d’aller au travail, et donc, ils n’ont pas le temps de courir rechercher le goûter. Et donc, simplement de dire à l’enfant : « Ecoutes, je comprends que, là, tu as oublié ton goûter. Je comprends que c’est embêtant pour toi et je vois que tu es énervé, mais j’ai confiance en toi et je suis sûr que tu vas pouvoir trouver des solutions pour pouvoir manger quelque chose ». Et là, l’enfant, il va vivre une situation qui est peut-être inconfortable, c’est-à-dire qu’il va se retrouver au moment du goûter où tous les autres enfants auront un goûter et pas lui. Et cette situation inconfortable, ça pourra être peut-être la faim ou peut-être aller voir d’autres enfants et leur demander : « Ecoutes est-ce que tu pourrais me passer quelque chose à manger, parce que je n’ai pas de goûter ». Et peut-être qu’il y a certains qui vont lui passer quelque chose, peut-être pas, mais là, il aura créé sa propre autonomie. Il se sera débrouillé lui-même pour obtenir ce qu’il veut ou dans le pire des cas il aura faim et il aura appris que c’est très important pour lui de penser à mettre son goûter dans son cartable et son cartable sur son dos pour aller à l’école. Et là, c’est vraiment le rendre autonome.

Maxence : Ok. D’accord. Merci pour la sixième étape. Et la dernière étape, la septième ?

Tarisayi : Oui. Donc, la septième étape, c’est de créer en fait une atmosphère dans la maison, dans l’environnement familial ou dans l’environnement scolaire qui favorise les apprentissages. Alors, j’ai emmené un petit cerveau avec moi. Donc, ça c’est notre cerveau et, en fait, dans notre cerveau – je vais prendre celui-ci, il est un peu plus coloré – on a une zone ici qui s’appelle l’hippocampe. Et l’hippocampe, c’est un endroit du cerveau qui est très important en matière d’apprentissage. Il ressemble à un petit hippocampe et c’est celui va le plus nous permettre de mémoriser des choses. Et, en fait, l’hippocampe – là, il y a eu des études en neuroscience qui ont été faites -, il rétrécit. Et donc, du coup, en fait, quand on crée un environnement de stress, c’est quelque chose qui, quand je dis un environnement de stress, ça peut être tout ce qui va être cris, punitions ou menaces pour éduquer nos enfants et c’est quelque chose finalement avec lequel on a grandi. Enfin, je ne sais pas pour toi…

Maxence : Ah si, oui. Tout ce qui est au-delà de punitions, menaces, je pense que c’est le quotidien de pas mal de parents malheureusement sur leurs enfants.

Tarisayi : Oui. Et moi, j’ai grandi aussi avec cet environnement-là. Donc, ça ne veut pas dire qu’on finit idiot, mais ça veut dire simplement que l’hippocampe est plus petit que ce qu’on aurait pu développer. Donc, le stress, ce n’est pas nocif en soi quand c’est occasionnel. Par exemple, le stress, c’est très utile quand il y a un danger qui arrive pour pouvoir partir en vitesse ou attaquer si on a besoin d’attaquer, s’il y a, je ne sais pas, un intrus qui arrive avec des revolvers, c’est important qu’on puisse vite se cacher et là, le stress, c’est important. Seulement, dans notre société, on a mis du stress à peu près partout.

Maxence : Partout.

Tarisayi : Et, en fait, quand il y a trop de stress, ça génère du cortisol, ça diminue l’hippocampe et c’est vraiment néfaste pour les apprentissages. Donc, en fait, c’est peut-être le point le plus important, c’est d’arriver à créer un climat, une atmosphère qui soit propice et qui soit plus génératrice d’enthousiasme et de joie en fait pour que tout ce qui soit apprentissage, que ce soit découverte de la vie, que ce soit surmonter des épreuves, que ce soit rencontrer de nouvelles personnes, découvrir le monde, explorer le monde, apporter de la valeur aux autres, tout ça soit vécu dans l’enthousiasme et non pas dans le stress. En fait, une des questions qu’on me pose souvent à ce moment-là, c’est : « Oui, mais alors, comment est-ce qu’on fait pour que les enfants obéissent ? ». Et c’est une question qui est très juste. En fait, souvent, on va reproduire ce qu’on a nous-même connu c’est-à-dire utiliser tout ce qui marche à court terme. Et c’est vrai que crier sur un enfant ou le punir, ça modifie son comportement sur le très court terme.

Maxence : Ok.

Tarisayi : Donc, on peut se dire : « Ok, si ça l’a modifié sur le très court terme, ce comportement était inapproprié, je lui ai crié dessus, il a changé de comportement, ça fonctionne ». Oui, ça fonctionne mais à quel prix ? Ça fonctionne au prix donc de cette réduction de l’hippocampe. Ça fonctionne aussi au prix de qu’est-ce que j’incarne comme message pour l’enfant. L’enfant, en fait, il absorbe son environnement. Il naît plus ou moins vierge et il va arriver dans un environnement inconnu qui est le monde terrestre. Il va absorber toute la culture, tous les comportements des autres pour apprendre lui-même à devenir un être sociable. Et donc du coup, le fait qu’il voie quelqu’un punir, crier, menacer pour obtenir quelque chose, ça veut dire intégrer lui-même le fait que s’il n’obtient pas ce qu’il veut, qu’est-ce qu’il fait ? Il a besoin de crier, il a besoin de menacer, il a besoin de punir la personne qui lui a fait du mal. Donc ça va plus être un comportement qui va entretenir tout ce qui est colère et cri de revanche…

Maxence : et violence

Tarisayi : et violence que l’éradiquer en fait. Donc, plutôt que d’être sur… Pour faire tout simple, plutôt que d’être sur un rapport de force avec un adulte dominant et un enfant soumis et on veut vraiment que l’enfant obéisse quoique l’adulte dise. Ou bien, dans le rapport de force inverse où l’enfant est dominant et l’adulte soumis qui est plus une éducation laxiste. Nous, ce qu’on va chercher à faire avec l’éducation positive, c’est être dans un rapport de respect mutuel et de coopération et donc faire en sorte que l’enfant agisse, non pas, parce que, moi, adulte, je le contrains par la force à agir et je suis générateur de stress dans son environnement, mais parce que, lui, enfant, il a envie de suivre les règles, il a envie, parce que ce sont ses règles, il les aime. Et voilà.

Maxence : Ok. En tout cas, merci pour toutes ces étapes. Donc prenez des notes pour pouvoir l’implémenter sur vos enfants et surtout qu’ils se sentent épanouis, heureux à vos côtés ou dans vos bras. Donc, merci une nouvelle fois pour tous tes conseils.

Tarisayi : Avec grand plaisir !

Maxence : Alors, autre question, vous dites peut-être : Merci Tarisayi ! Si tu avais trois livres à conseiller sur la parentalité ? Quels seraient ces trois bouquins ?

Tarisayi : Alors le premier livre que je conseille, c’est celui qui s’appelle « La discipline positive » de Jane Nelsen.

Maxence : Ok.

Tarisayi : Dans lequel il y pas mal d’astuces sur comment faire autrement justement que reproduire notre schéma éducatif traditionnel, celui qu’on a généralement reçu. Le deuxième livre, ce sera « L’enfant dans la famille » de Maria Montessori. En fait, Maria Montessori a écrit plein de livres, je les adore tous. J’ai dit « L’enfant dans la famille », mais ça aurait pu être un autre de ses bouquins, mais vraiment de lire des livres de Maria Montessori, parce qu’elle a compris l’enfant, d’après moi, beaucoup mieux que ce que nos parents avaient compris de nous ou de ce que la société traditionnelle comprend de l’enfant, c’est-à-dire qu’elle a vraiment observé. Elle est partie de ce qu’est un enfant sans aucun jugement de valeur et elle a fait tout un tas d’expériences avec eux qui ont pu vraiment nous montrer comment faire pour faire en sorte que l’enfant… Elle, sait se mettre au travail, son grand truc, c’est favoriser le travail de l’enfant et donc comment faire pour qu’il ait un intérêt pour quelque chose, comment faire pour qu’il soit motivé. Dans des ambiances Montessori, on peut voir des enfants de 4 ans, 5 ans être concentrés sur quelque chose pendant trois heures, ce qui est énorme à cet âge-là, parce qu’en parle plutôt de dix, quinze minutes de concentration. Donc, voilà, c’est vraiment très intéressant. Et la troisième personne que je vais recommander, c’est Anat Baniel qui a écrit un livre, alors que je n’ai pas retrouvé en français qui est en anglais, qui s’appelle « Kids beyond Limits » sauf s’il a été traduit.

Maxence : Ok.

Tarisayi : Et qui est un livre sur les apprentissages, voir comment le cerveau fonctionne et que je trouve… vraiment à lire aussi.

Maxence : Ok. Alors, pour finir sur une dernière question par rapport aux différents parents qui suivent tes différentes formations. Quelles sont les trois erreurs majeures que tu vois des parents sur leurs enfants ? Comme ça, ça vous évitera de les réaliser par la même occasion.

Tarisayi : Ok. Donc la première erreur dont j’ai envie de parler, c’est le fait de réagir tout de suite quand il a un comportement inapproprié.

Maxence : Donc c’est-à-dire démarrer au quart de tour dès que l’enfant fait une connerie.

Tarisayi : Oui.

Maxence : Ok.

Tarisayi : On peut le voir aussi dans nos relations entre adultes. Ça peut être au travail, ça peut être avec des amis. Si quelqu’un au travail fait une erreur et qu’on se met tout de suite à s’énerver et à lui créer dessus, parce qu’il n’a pas fait les choses comme il veut, la personne elle va plutôt se recroqueviller et se dire : « Je n’ai plus envie de travailler avec lui, j’ai envie de faire autrement. Je ne suis pas bien ». Alors que si on prend le temps, simplement de se dire : « Ok, il a encore fait une boulette » et de nous, nous ressourcer quand on sent la colère monter. Donc, ça peut être faire un temps de pause, aller dans une autre pièce, appeler un ami. Enfin, sourire, rigoler, sauter sur place, faire quelque chose qui nous fait de bien, ça permet de faire baisser cette colère et donc de pouvoir réagir avec toute notre capacité de raisonnement. Quand on est en colère et qu’on a vu un comportement inapproprié et ça nous fait monter au quart de tour, en rentre dans nos cerveaux primitifs.

Maxence : Ok.

Tarisayi : Donc, le cerveau reptilien, c’est un cerveau qui réagit soit par la fuite, soit par l’attaque ou soit il reste pétrifié. Donc, souvent, nos enfants, ils savent appuyer sur les boutons qui font mal donc, du coup, parfois on dit qu’ils nous testent ou qu’ils poussent ses limites. Donc, du coup, nous, on va se mettre en colère et donc là, si on réagit tout de suite, on va réagir avec des mots qui dépassent ce qu’on aurait eu envie de dire avec des gestes qui peuvent dépasser ce qu’on aurait envie de faire et donc, la première à éviter, c’est vraiment de ne pas réagir tout de suite. Il y a toujours un moment, ça peut être une heure après ou ça peut être un, deux, trois jours après où on peut parler avec l’enfant de ce qu’il a fait, de en quoi c’était inapproprié c’est-à-dire ça ne correspondait pas à nos besoins et comment faire pour qu’à une prochaine fois, il le fasse d’une manière à ce que corresponde à nos besoins et aux siens. Voilà. Comment trouver une solution qui fasse consensus. Mais, on arrivera beaucoup plus à trouver une solution qui soit bonne à la fois pour nous et pour l’enfant si on est calme, qu’on est posé, qu’on a laissé partir cette colère que si on est en pleine colère qu’on se dit que ce n’est pas bien, qu’il ne devrait pas agir comme ça. Donc première erreur à éviter, réagir tout de suite.

Maxence : Ok. Merci par rapport à tous tes conseils. Si vous avez apprécié la vidéo, cliquez sur le petit pouce en dessous. Merci par avance. Partagez la vidéo à toutes les personnes qui ont des enfants en bas âge. Ça va vraiment les aider une nouvelle fois. Donc merci par avance ! N’hésitez pas à laisser vos questions ou encore votre retour d’expérience si vous avez des enfants en bas âge. Et tu as une formation donc qui s’appelle « J’éduque ma joie ». Vous êtes peut-être en train de vous dire :  Merci Tarisayi. Je veux que tu me coaches. Je veux que tu sois tout simplement là pour m’aider pour bien éduquer mes enfants. A qui ça s’adresse et qu’est-ce qu’il y a concrètement à l’intérieur de cette formation ?

Tarisayi : Ok, super. Donc, du coup, cette formation « J’éduque dans la joie », c’est une formation qui s’adresse aux parents principalement d’enfants de 2 à 10-11 ans. En gros, dedans, on apprend justement à faire cette chose qui, pour moi, est la chose la plus difficile, c’est-à-dire à se débarrasser de ce qu’on a reçu de nos parents et de ces schémas automatiques qui arrivent, qui vont générer du stress dans notre famille, qui vont être des réactions plus pour faire obéir l’enfant dans tout ce qui est cris, menaces et punitions.

Maxence : Donc refaire exactement le même schéma malheureusement que ses parents. Si c’était un mauvais schéma, on donne la mauvaise éducation.

Tarisayi : Oui. Et souvent, en tant qu’adultes, on se dit : « Mais ce n’est pas tout à fait juste, j’en ai marre de crier, j’en ai marre de devoir répéter 150 fois la même chose. J’en ai marre que ce soit le stress quand je veux faire sortir mon enfant du parc, quand je veux partir au boulot le matin, etc. » Et en fait, il y a tout un tas de techniques qui existent. Là, on a parlé de certaines astuces, mais « J’éduque dans la joie », c’est une vraie formation complète pour arriver à maîtriser, intégrer et incarner toutes ces astuces qui font que, simplement, on peut éduquer nos enfants dans la joie. Donc, on peut avoir une routine du matin qui se passe de manière fluide où les enfants s’habillent tout seul, ils mangent, ensuite on part à l’heure pour aller à l’école. On peut aussi rentrer le soir et de la manière avoir une routine fluide entre le moment du retour de l’école et le fait que les enfants aillent se coucher. On peut avoir des enfants qui réagissent en étant polis. On peut avoir des enfants qui coopèrent et non plus en ayant besoin de leur rappeler 150 fois de faire les choses. Mais vraiment en leur apprenant à coopérer, à faire en sorte que les règles deviennent leurs règles et qu’ils prennent plaisir à le faire, qu’ils soient autonomes de suite. Donc, voilà, c’est vraiment la formation que j’aurais rêvé avoir au moment où j’ai découvert tout ça. Donc, il y a à la fois une formation complète en discipline positive. Donc, là, c’est plus comment communiquer avec son enfant pour que les messages qu’on a envie de faire passer soient bien reçus non pas reçus comme des ordres auxquels on se ferme, auxquels on a envie de… on génère de la colère, de l’envie de revanche ou bien un découragement en se disant : « Je ne suis pas à la hauteur. Je ne serai jamais capable d’être à la hauteur de ce que mes parents attendent ». Mais, voilà, que nos messages soient bien reçus, qu’ils soient intégrés et que l’enfant prenne plaisir à participer et à coopérer. Donc, il y a ça. Il y a une partie aussi sur la pédagogie Montessori qui va être plus comment autonomiser l’enfant et faire en sorte que l’enfant soit connecté à ce qui est important pour lui, à qui il est, qu’il exprime, qu’il puisse exprimer pleinement ses talents, qu’il puisse exprimer ses intérêts et faire jaillir de lui son grand lui. Parce qu’on est tous différents, tous uniques et votre enfant, il a cette unicité qui est propre à lui et qui va apporter plein de belles choses au monde. Donc, comment faire fleurir cette unicité. Et avec tout ça dans la formation « J’éduque dans la joie », il y a aussi tout un côté de développement personnel. Parce que c’est bien beau d’avoir des outils, de la théorie, parfois même si on sait, on a toutes les connaissances…

Maxence : On le sait intellectuellement, on ne l’a pas intégré émotionnellement.

Tarisayi : Oui, voilà. Et donc on peut avoir des réactions qui viennent de notre propre enfance, de notre rapport avec nos parents. Donc, il y a tout un travail de développement personnel pour arriver à se libérer de ses souffrances d’enfant, à guérir son enfant intérieur et à pouvoir éduquer vraiment, pleinement dans la joie.

Maxence : Ok. Merci. Si vous êtes arrivé encore jusqu’ici, c’est parce que vous êtes vraiment intéressé par le sujet. Donc, merci une nouvelle fois par rapport à tous tes conseils. Donc pour récapituler, étape numéro une, cliquez sur le petit pouce juste en dessous et étape numéro deux, cliquez sur le lien à l’intérieur de la vidéo YouTube, ça va vous rediriger vers la page de présentation de ta formation. Si vous visionnez cette vidéo un smartphone ou une autre plateforme, il y a le (i) comme info ou encore tout est dans la description juste en dessous. Donc on vous dit à tout de suite sur la page de présentation de la formation « J’éduque avec joie ». Et on vous dit dont à tout de suite de l’autre côté.

Tarisayi : A bientôt !

Maxence : Bye-bye. A tout de suite !

Tarisayi : A tout de suite !