De 0 à 1, 10 MILLIONS ou PLUS de PROSPECTS POTENTIEL en passant dans les MÉDIAS (TF1, L’équipe…) !

Transcription de l’interview avec Alexandre Roth

Maxence : dans cette nouvelle vidéo, on va voir ensemble comment gagner en autorité et faire exploser votre audience grâce aux médias. Je suis aujourd’hui au Congrès des Infopreneurs à Barcelone avec Alexandre Roth. Tu es un spécialiste, un expert pour passer dans les différents médias. On va voir aujourd’hui les trois erreurs à ne pas commettre pour avoir un passage dans les médias et les différentes étapes pour contacter les journalistes et pouvoir avoir un passage média qui va vous permettre d’exploser votre audience, d’avoir un maximum d’autorité.

Je te laisse te présenter pour que tu nous expliques ton parcours et comment tu fais pour toucher des milliers de personnes, notamment grâce à ce support média.

Alexandre : merci de me recevoir, ça fait plaisir d’être avec toi aujourd’hui.

Maxence : pareil

Alexandre : on est content, on est bien. Je m’appelle Alexandre Roth. J’utilise les relations presse depuis quelques années maintenant. Tout a commencé quand j’étais plus jeune, j’étais un geek, champion du monde de jeux vidéo et je n’étais pas vraiment heureux avec ma vie. Je me suis dit comment je peux changer tout ça et je suis devenu coach en solutions, donc grand écart absolu. Et en lançant mes événements, ça a commencé à attirer les journalistes et c’est comme ça que je suis tombé dans la marmite et je n’en suis plus jamais sorti. J’ai eu beaucoup de passages dans les médias, environ une centaine d’interviews en 5 ans, dans 5 pays différents, ce qui fait une audience cumulée de plus de 35 millions de personnes.

Je donne aujourd’hui des conseils pour les entrepreneurs, tous ceux qui veulent se lancer, même les infopreneurs, à se médiatiser via la voie traditionnelle, la bonne vieille télé, la radio, la presse qui ont toujours la cote. C’est ce que je fais aujourd’hui.

Maxence : contrairement à ce qu’on peut penser, malgré le boom d’Internet, c’est ce que tu évoquais dans le congrès lorsque tu as fait ta présentation, 90 % des gens regardent au moins une fois par jour la télé, c’est donc quelque chose qu’il ne faut pas négliger. On pourrait se dire qu’avec les Smartphones, YouTube, Facebook ou encore les journaux, la radio, les gens sont moins devant la télé, mais c’est complètement faux, on est encore à 100 % présent. C’est quelque chose de vraiment impactant et comme tu l’évoquais aussi, si vous avez sur votre produit ou sur votre site Web, des vues sur M6, TF1, CNN, RMC, vous n’allez pas avoir la même perception de la part de votre auditeur ou client qui va se dire, waouh ce n’est pas n’importe qui.

Alexandre : en fait, c’est toi l’expert en relations presse ! Tu as tout à fait bien résumé les choses. On se dit qu’Internet est le futur c’est magique, c’est vrai que c’est magique et que c’est le futur, mais comme tu le disais, il y a toujours des gens devant la télé, qui écoutent la radio et toujours des gens qui lisent des journaux. Même s’il y aura dans le futur l’extinction de la télévision, en tout cas qu’elle passe sur Internet et que tout passe sur Internet, eh bien il restera quand même des journalistes et le métier de journaliste sera toujours là et existera toujours. Ça sera une autre façon de faire les choses, mais le principe que j’enseigne et que je vais partager avec toi dans cette vidéo sera toujours valable, et c’est cela qui est intéressant. Les vues sur TF1, c’est surpuissant. J’ai fait le test sur une page de capture sans les logos et avec les logos et avec les logos vu dans les médias on a un pourcentage d’inscription supplémentaire qui est de l’ordre de 5 %. Mais sur une page de capture, 5 % c’est d’autant plus d’inscrits et de futurs clients. C’est hyper intéressant de s’en servir pour construire et façonner son personnage.

Lorsqu’on passe à la télé, l’entourage te voit différemment. Tu es une autre personne. C’est un truc de dingue, c’est genre : ah tu es là, tu existes vraiment. Tu as une espèce d’aura médiatique qui fait qu’on a l’impression que tu es passé au niveau supérieur, tu as été adoubé, vu dans les grands médias et on se dit si ce mec-là passe à la télé, à la radio, c’est qu’il a des choses à dire et ce qu’il dit est intéressant. C’est cela qui fait toute la différence.

On se dit souvent qu’on n’a pas trop le budget pour les relations presse, mais en fait, ce n’est pas une question de budget, c’est une question de stratégie, et je pense que ça, tu dois le répéter souvent. C’est la stratégie qui est clé. Lorsqu’on a la bonne stratégie, les bons outils utilisés au bon moment, c’est là qu’on peut faire un carton avec la presse.

Les avantages sont multiples : autorité, notoriété, expertise, publicité, audience. Il y en a plein, ça ne s’arrête jamais. Faire des médias est ultra compatible avec nos stratégies et tout ce qu’on fait pour se développer sur Internet.

Maxence : vous vous dites peut-être merci, Maxence, merci, Alex, mais comment moi je fais concrètement en partant de zéro ? Est-ce que tout est médiatisable ? Est-ce qu’il faut mettre un gros budget ? Est-ce qu’il faut avoir une histoire à raconter ? Est-ce qu’il faut parler de son produit ? Est-ce qu’il ne faut pas aborder les journalistes en parlant de son produit ? Dis-nous les différentes étapes et surtout comment on fait quand on part de zéro, qu’on est un complet débutant avec aucune expertise par rapport à la presse.

Alexandre : sortez les stylos, le papier, il va falloir noter ! Alors, la première étape, tu l’as dit, tout est médiatisable, il suffit de trouver l’angle. C’est l’angle qui fait que le journaliste va être intrigué ou pas par ton histoire. Par nature, ce qui intéresse la presse, ce sont les histoires parce que le journalisme, c’est vendre des histoires à une audience. Et vous, vous êtes un apporteur d’histoire. Tu es rapporteur d’histoire, vous êtes un rapporteur d’histoire, et je suis un rapporteur d’histoire.

Si vous avez de l’histoire à dealer aux journalistes, ils vont parler de vous et vendre cette histoire en fonction de leur filtre, leur façon de faire, à leur audience. Si on a un produit génial, mais qu’on ne sait pas le vendre auprès des journalistes, ils vont complètement passer à côté, et vous n’allez pas comprendre, mon produit est nul, ce que je suis est naze, c’est quoi le problème ? En fait non, c’est simplement la façon de présenter cette idée-là et d’appâter le journaliste avec une façon de voir les choses.

Ça peut être la nouveauté, l’exclusivité, ce qui se passe à côté, la proximité. Trouvez l’angle qui va faire que l’événement, le produit va intéresser les journalistes. C’est ça la clé.

Moi ce que je recommande pour trouver les bons angles, c’est de s’inspirer des bons copywriters, c’est-à-dire les gens qui écrivent pour séduire, pour vendre, les sites de buzz qui savent écrire des textes, qui donnent envie de cliquer. Donc, se renseigner, essayer de voir un peu ce qui marche le mieux, des exemples aussi de communiqués de presse qu’on peut retrouver sur les sites comme 24presse.com, pressking.com, tous ces sites qui permettent d’envoyer des communiqués de presse.

Maxence : s’inspirer des meilleurs et refaire la même chose en fonction de votre histoire.

Alexandre : yes, exactement. Donc une fois qu’on a envoyé notre communiqué de presse, on a choisi l’événement sur lequel on veut communiquer. Je rappelle que c’est toujours un communiqué de presse, une information, un envoi. On ne peut pas dire comme sur une page de vente, on ne va pas piquer sur un produit et dire : je vends aussi ça et ça. Non, c’est une information, on l’envoie une fois et voilà. La structure du communiqué de presse, c’est le document qui est vraiment essentiel dans une campagne de relations presse. Le dossier de presse souvent on l’utilise, mais ce n’est pas le plus important. Il sert à vous présenter. Le communiqué de presse sert à informer. Et nous, on veut informer qu’on a une information, un truc, une histoire à raconter.

Donc on fait un communiqué de presse, on respecte le titre accrocheur, les paragraphes : le premier qui présente un peu le produit, l’événement et le deuxième qui présente un peu plus d’informations sur l’auteur et sur ce qu’il fait, et ensuite des infos contacts qui disent qui contacter si vus êtes intéressé par l’histoire. On envoie ce communiqué de presse par des sites de routage.

Qu’est-ce qu’un site de routage ?

Maxence : et quels sont les meilleurs sites ?

Alexandre : avant il fallait prendre le téléphone, le bottin, galérer et espérer qu’un journaliste nous réponde et nous dise, OK je vais couvrir l’histoire. Maintenant magie d’Internet.

Maxence : on peut toucher des milliers de journalistes ou centaines à travers le monde ? C’est ça qui est fabuleux.

Alexandre : à portée de clics. Fini le bottin, fini le téléphone. On envoie ça sur les sites, pour moi mes préférés, c’est 24presse, pressking qui permettent de toucher jusqu’à 483 000 journalistes à travers le monde.

Maxence : c’est fabuleux, impressionnant !

Alexandre : ce qui était physiquement impossible avant, à l’heure des relations de presse 1.0. Pour moi, les relations presse 2.0, c’est la puissance des relations presse traditionnelle alliée avec les outils d’Internet qui permettent de toucher en un clic tous les journalistes qu’on souhaite. C’est maintenant qu’il faut agir pour utiliser les relations presse dans son domaine et devenir un expert hyper reconnu qui jouit d’une notoriété énorme grâce aux médias traditionnels.

Une fois qu’on choisir le site, on paie environ 100, 200, 300 euros selon la formule. On envoie notre communiqué de presse et là, ce qu’il faut faire, on se sert de ça, un téléphone. On le laisse sur notre bureau et dans notre poche et on attend les coups de fil des journalistes ou les emails. Si un journaliste vous envoie un email, prenez votre téléphone et rappelez-le. Ne répondez pas par email parce que les journalistes sont des gens qui sont dans l’immédiateté, dans le temps présent.

Maxence : et overbookés

Alexandre : exactement. Les journalistes sont une race très spécifique. Ils sont tout le temps occupés, tout le temps busy. Donc, appelez dès que c’est possible et répondez dès que c’est possible. Ce que je fais et ce que je recommande à mes clients, c’est que lorsqu’ils envoient un communiqué de presse, eh bien téléphone 24 h/24 et se rendre disponible. N’envoyez pas de communiqué de presse si vous partez à la plage après.

Maxence : si vous allez à l’étranger, en vacances ou si vous avez un imprévu, retardez votre communiqué de presse, parce qu’au moment où vous l’envoyez, c’est important que vous soyez dispo pour recevoir les coups de fil assez rapidement.

Alexandre : deux informations importantes. Envoyez votre communiqué de presse soit le mardi matin, soi le jeudi matin. Pourquoi ? Parce que le vendredi, c’est la fin de la semaine, personne ne veut bosser, c’est le week-end, donc on va zapper votre information. Et le lundi, le week-end a été dur, on n’a pas envie de voir tous les emails. Donc, le mardi et le jeudi, et pourquoi pas le mercredi parce que le mercredi c’est le jour des enfants, on a des activités, il faut emmener les enfants au stade de foot, au karaté.

Maxence : donc mardi, jeudi, notez bien ces deux jours-là.

Alexandre : ce sont de petites pépites, il faut le savoir. Quand tu fais ça, tu peux passer d’une parution à 10 parutions, parce que justement tu as plus de visibilité, de journalistes qui prennent le temps de consommer le communiqué de presse.

Une fois que ce communiqué de presse est envoyé, une fois que les premiers appels des journalistes sont reçus, on propose tout de suite de se voir autour d’un café, de répondre à l’interview. Il y a des journalistes qui vont vous appeler tout de suite sur le feu en disant : ah Maxence, j’ai beaucoup aimé ton information, est-ce que tu peux venir maintenant sur le plateau dans 2 heures, faire un direct, tout de suite. Il faut être préparé à ça.

Maxence : comment on fait si on habite par exemple à Marseille et qu’on nous propose un plateau à Paris ?

Alexandre : on propose de répondre à l’interview au téléphone. C’est la première possibilité. Ça, on le fait beaucoup en radio. En télévision, on ne peut pas. Mais généralement, comme on a expliqué dans le communiqué de presse d’où on vient, ce qu’on fait, ils savent qu’ils ne vont pas nous proposer une télé si on habite Marseille. Ça peut être intéressant si on nous propose une télé le lendemain, ou le jour d’après, de se déplacer si c’est un 20 h de TF1 ou un 13 h de TF1 parce que ce sont des millions de gens qui vont vous entendre parler. Donc là, ça vaut le ticket de train. Vous pouvez même négocier le défraiement parce que les journalistes vous font venir et dire : je n’avais pas trop prévu ça, est-ce que vous pouvez juste me défrayer un aller-retour, comme ça vous voyager gratuit et il y a des millions de gens qui vous voient.

Maxence : tout est bénef

Alexandre : le deal est pas mal. Donc une fois qu’on accepte les interviews des journalistes, on donne le meilleur de soi et pour donner le meilleur de soi, on met au point une stratégie médiatique. Moi, je conseille d’avoir trois mots clés qui reflètent notre positionnement face à la concurrence.

Je vais vous donner un exemple. Moi, quand j’étais coach en séduction, je disais souvent : moi, c’est la séduction plutôt naturelle qui s’emploie à améliorer la masculinité des gens, des hommes et on essaie d’être dans le développement personnel. Donc on a placé les notions de développement personnel, naturel, masculin. Ce n’était pas dragueur de rue, relations sans lendemain. Donc c’était un positionnement presque élégant dans le milieu du coaching séduction.

Eh bien, il faut que vous fassiez la même chose dans votre activité pour vous positionner par rapport à la concurrence. Et une chose, la petite cerise sur le gâteau, c’est les phrases prêtes à citer. C’est une phrase où ça va traduire ce positionnement. Moi je donnais dans le coaching séduction : vous savez, pour séduire les femmes de vos rêves, devenez d’abord l’homme de vos rêves.

Maxence : et je trouve que c’est le meilleur conseil parce que vous allez attirer beaucoup de femmes ou beaucoup d’hommes si vous avez la vie de vos rêves.

Alexandre : du coup, les journalistes reprenaient ça à chaque fois. Dès qu’ils annonçaient, après la météo, et avant que l’émission commence, la bande-annonce et à chaque fois c’est cette phrase-là qu’ils retenaient. Les journalistes disaient : dans quelques minutes, vous allez voir un coach en séduction et hop on avait cette phrase. Mais, ça, c’est génial, exceptionnel. On a fait notre stratégie marketing et il y a des journalistes qui sont là gratuitement pour relayer le message.

Maxence : c’est très impactant

Alexandre : c’est pour cela que je dis souvent qu’il faut y aller parce qu’on a une caisse de résonnance énorme. Ce n’est pas 100, 1000, 10 000, c’est des millions ou des centaines de milliers, on part vraiment dans des échelles énormes. Si derrière, vous écoutez les conseils de Maxence, et que vous avez un site Internet optimisé pour récupérer des leads, pour vendre vos produits, c’est…

Maxence : jackpot en quelque sorte et c’est ça qui est assez impressionnant.

Alexandre : cumulé à tes conseils, ça, c’est de la bombe. Une fois qu’on a ça, on récupère les interviews. Parfois, les journalistes sont fainéants et ils n’ont pas le temps de nous envoyer une copie de l’interview télé, du passage à la radio ou du scan de l’article. Donc il faut bosser nous-mêmes. On récupère. Soit on enregistre en avance la télévision et on récupère via les box, Internet, le replay. On peut utiliser des logiciels de capture comme Screen Flow sur Mac ou Camtasia sur Windows pour capturer la vidéo avec le son sur un site de replay. On peut numériser par scanner un article de presse. On peut enregistrer le MP3 d’une émission radio. Il faut avoir des accords, mais généralement c’est largement accepté parce que vous avez apporté de la valeur, donc vous pouvez rediffuser dans votre site. Si jamais ils vous disent non, vous n’avez pas les droits, vous l’enlevez, vous gardez le logo « vu sur » et c’est le plus important au final.

Maxence : vous rediriger vers le lien en question

Alexandre : voilà, tout simplement. Ça suffira. Mais il faut toujours exploiter ses passages dans les médias. Je dis souvent que c’est une rente. Moi, je me sers de mes logos vu dans les médias depuis plus de 5 ans maintenant et les gens savent qu’Alex est le mec médiatique. C’était il y a des années et ça continue à travailler pour moi. Dans toutes mes pages de vente, toutes mes pages de capture, toutes mes présentations webinars, tout, toutes les vidéos, je dis à chaque fois que je suis passé sur tel et tel média. Tout de suite les gens disent, ah ouais d’accord, donc il sait de quoi il parle.

J’espère que je ne dis pas n’importe quoi, mais globalement si vous êtes bon et qu’en plus vous êtes adoubé, labellisé, vu à la télé, ça va vous permettre de passer un niveau supérieur. Donc exploitez les passages médias et servez-vous en comme d’une rente dans tous les éléments stratégiques.

Maxence : toutes vos pages de vente, tous les moments décisifs qui vont faire la différence entre j’hésite parce que est-ce que c’est vraiment sérieux, est-ce qu’il est vraiment expert. Et quand vous avez ces petits logos et passages, vous avez directement une autorité supplémentaire. Pensez à toutes les personnes que vous voyez à la télé, les artistes, les chanteurs. Évidemment que ça a un impact au sein de votre esprit qu’un chanteur ou un artiste dans un bar. Et pourtant, il y a peut-être des personnes qui ont le même talent, mais c’est juste qu’ils n’ont pas la même autorité et la même expertise perçues par leur audience.

Alexandre : je crois que tu as tout résumé, ça me paraît parfait.

Maxence : il y a une question qui revient souvent : comment je dois attaquer ? Est-ce que je dois attaquer par du local ? Du national ? Est-ce que je dois essayer l’international quitte à ne pas réussir ? Comment doit-on procéder par rapport à ça ?

Alexandre : j’ai une petite histoire à te raconter, à vous raconter. J’organisais des séances de coaching en séduction sur la Riviera Française, donc Nice, etc. et j’ai envoyé un communiqué de presse sur du local en disant : il y a une semaine de coaching séduction qui s’organise à Nice si ça vous intrigue en tant que journalistes locaux, venez me vois, on vous présentera le concept, vous pourrez venir dans la villa, même vous baigner dans la piscine si vous voulez. Vous pouvez venir voir comment ça se passe un coaching en séduction. Il y a des journalistes qui sont venus et j’ai quelques articles sur Nice Matin qui est le journal local de référence, ainsi que d’autres médias locaux. Mais, j’ai eu aussi, j’ai rebondi sur du national avec le magazine Elle qui m’a proposé un reportage en double page.

Maxence : en double page, excellent !

Alexandre : c’est très impactant, diffusion à plus de 500 000 exemplaires et le coût d’une publicité en double page sur Elle à l’époque c’était 64 000 euros. Donc s’il fallait acheter cette visibilité, il aurait fallu dépenser 64 000 euros.

Maxence : et là, tu l’as eue gratuitement.

Alexandre : avec un seul envoi d’un communiqué de presse. Je l’ai eue gratuitement parce que c’était un rebond.

Maxence : un relai d’une excellente news du local.

Alexandre : mais ce n’est pas fini ! Il y a un autre effet kiss cool. Un journaliste anglais de la BBC lisait le Elle de sa femme dans lequel j’étais et se disait, j’adore ce concept, je vais appeler Alexandre. Et il m’a appelé avec un accent. Je n’étais pas disponible au téléphone, c’était quelques semaines plus tard. Je décroche mon téléphone et j’entends un message sur mon répondeur avec un accent anglais énorme, je me dis, non mis c’est une blague ! Genre un mec de la BBC, un des plus gros groupes au monde, m’appelle en me disant : j’adore ce que vous faites, c’est extraordinaire. Je l’ai appelé. Il m’a fait une interview et non seulement, je suis passé à la BBC en Angleterre, mais j’ai encore rebondi à la CBC au Canada.

Je suis passé avec un communiqué de presse en local, de Nice au Canada.

Maxence : local, national international, européen et même mondial. C’est fabuleux ces 4 étapes magiques pour impacter des dizaines et des centaines de millions de personnes.

Alexandre : donc pour répondre à ta question, commencez par du local parce que c’est toujours plus simple de faire parler de soi à proximité. Il y a toujours les ragots des voisins, tu as vu ce qui se passe en ville, etc. C’est pareil pour la presse. Commencez en local parce que vous allez facilement rebondir en national et puis peut-être jusqu’au Canada. Vous pouvez aller très vite et c’est ça la puissance des relations de presse.

Maxence : il y a peut-être une autre interrogation que vous vous posez certainement, comment je fais en termes de timing ? Tu as dit le mardi, jeudi, mais quand il y a des élections politiques, quand c’est Noël, l’été, les jours fériés ? Il y a énormément d’événements, et du coup, comment arriver à se distinguer de cette masse et apporter son message, son histoire et avoir le meilleur timing possible ?

Alexandre : c’est vrai qu’il faut éviter les grosses périodes d’actualité. On a connu des événements tragiques en France où l’espace médiatique est totalement occupé.

Maxence : élections politiques par exemple, on zappe du calendrier.

Alexandre : voilà et il peut y avoir des histoires d’attentats, des choses comme ça. Il faut laisser passer. La politique, il faut laisser passer, sauf si ce qu’on a à dire pourrait se nourrir de l’information, ce qu’on appelle le news jacking, c’est du détournement médiatique, c’est-à-dire profiter d’une info qui n’est pas la nôtre et se greffer dedans. Mais bon, en politique c’est un peu compliqué et je ne conseille pas forcément, sachant que quand on est entrepreneur, est-ce qu’il faut avoir un produit en rapport avec ça, c’est un peu complexe.

Mais on peut par exemple exploiter les marronniers. Ce sont ces sujets de l’été qui reviennent de façon cyclique et qu’on peut exploiter. Je l’ai fait en tant que coach séduction avant, j’exploitais l’été en disant que l’été est la période pour séduire, pour sortir, pour se mettre bien. Pareil si on est coach sportif : il vous faut des abdos pour cet été, un régime, une détox, etc. Ce sont donc des marronniers qu’il faut exploiter. Il faut se positionner dans ces marronniers.

Mais, l’été est aussi une période creuse donc si on a un business où on est plutôt dans la logique traditionnelle des businesses, l’été est un peu mollasson, donc on va plutôt faire une communication à la rentrée où tout le monde sera là. Les salles de rédaction l’été sont un peu plus vides, parfois il ne reste que des stagiaires. Il faut faire avec le timing et s’imposer au bon moment.

Si on est dans une thématique où on peut exploiter les marronniers, faites-le. Sinon, essayez d’exploiter les bons moments, la rentrée où c’est actif.

Maxence : je vous donne un ordre d’idées. Il va y avoir l’Euro 2016 en France, donc ça va être une actualité dont toutes les télés vont parler. Moi, par rapport à ma thématique des paris sportifs, je vais démarrer une grosse campagne parce qu’ils sont en recherche de choses sur les paris en ligne. Ça va être un point très important à mettre en place. C’est la même chose si vous avez un site ou un business sur le ski, et qu’il y a un gros événement de ski, je pense aux Jeux olympiques ou un événement mondial qui attire les télés, et notamment les télés sportives, c’est là où il faut envoyer le communiqué de presse.

Alexandre : je valide.

Maxence : donc notez bien les événements européens, mondiaux ou nationaux pour appuyer dessus, c’est là où les journalistes vont vous appeler.

Juste pour finir sur une dernière question, quelles sont les 3 erreurs à éviter lorsqu’on a un entretien avec un journaliste, pour pas que le message qu’on veut donner soit complètement faussé ou déformé et pour que tout ce qu’on veut dire soit bien la réalité du message retransmis à la radio, dans les journaux ou à la télé ?

Alexandre : très bonne question. J’aimerais juste par commencer par dire que les journalistes ne sont pas nos ennemis, ne nous veulent pas forcément du mal. Je sais que certaines personnes se méfient des journalistes.

Maxence : qui se disent, lui il va m’entuber

Alexandre : ou donner une image ridicule. Oui, ça existe, mais on nous donne une image ridicule que si on donne de la matière à. Si on dit des conneries, si on vient n’importe comment, pas préparé, forcément on peut être déformé

Maxence : si c’est de l’improvisation, c’est dangereux.

Alexandre : il ne faut jamais être naturel. Il faut être préparé. C’est ce qui donne l’illusion d’être naturel, mais c’est en fait parce qu’on est très préparé.

La première des erreurs, je dirais que c’est d’accepter tous les sujets, tout et n’importe quoi. Si une chaîne ou un journal à scandales nous contacte en nous disant, on veut parler de vous.

Maxence : le Canard Enchaîné par exemple, quelque chose d’un peu polémique

Alexandre : ou des trucs où on ne va pas forcément être attiré par votre image, mais on va voir seulement le côté scandaleux. Si on est dans l’entrepreneuriat, l’argent, la séduction, il faut faire attention aussi. Dites non si les médias sont reconnus pour ce côté scandaleux. Apprenez à refuser des sujets.

Le deuxième conseil et l’erreur à éviter, c’est ce que je dis toujours, lorsque vous répondez à une interview, parfois il faut débrancher le micro lorsque vous avez fini de répondre. Ça peut choquer les journalistes qui viennent avec la caméra et qui vous interview, en radio c’est mois possible parce que vous n’êtes pas sur un plateau, mas en télé, une fois que vous avez fini de répondre, vous coupez parce qu’on a tendance à se laisser aller au off. Le off, c’est lorsqu’on parle tranquillement, si on a fini de parler, après on boit un verre, on commence à rigoler et on lâche des mots de trop. Ça pourra être retenu contre vous, surtout si votre micro est allumé.

Maxence : c’est catastrophique. Pensez aux caméras cachées qu’on voit souvent à la télé. Les journalistes aiment bien ce off, c’est croustillant et vous vous dites des phrases-chocs et c’est là qu’ils les posent.

Alexandre : il y a un truc qu’ils vont très souvent, c’est qu’ils vous disent que la caméra est atteinte, je vous le dis en off, je pose ma caméra, allez-y on peut parler tranquillement. Soyez sûr que vous ne parlerez pas tranquillement, vous serez enregistré donc ne dites rien de compromettant et dites toujours la même version de votre réponse. Les journalistes vont vous poser plusieurs fois la même question, mais tournée différemment. Ils attendent de vous faire dire quelque chose de différent. Soyez droit dans vos bottes et dites ce que vus avez envie de dire et qui reflète ce que vous savez faire.

Débranchez votre micro une fois que vous avez terminé, peu importe ce qu’ils vont vous dire. S’il n’y a plus de questions, c’est OK. Faites attention, le journaliste est off lorsqu’il part.

Maxence : quand vous êtes sûr, qu’il est à 1 km de vous

Alexandre : là c’est fini, mais pas avant. Tant qu’il y a un journaliste autour de vous, vous vous contrôlez, vous êtes préparé et vous vous en tenez à votre stratégie médiatique.

Dernier conseil que je peux aussi donner, c’est vraiment un truc du terrain, c’est lorsque vous donnez une interview télévision, ne signez pas de suite le droit à l’image. Lorsque vous commencez une interview à la télé, on vous donne un papier en disant, ce sont les trucs standards, veuillez signer ici pour dire que vous acceptez de donner votre image dans un journal, dans un documentaire. Moi je dis : OK, j’ai bien votre papier, je vous le signerai à la fin. Je fais toujours comme ça, c’est mon standard. Pas de problème, comme ça, on travaille correctement.

Maxence : vous dites bien j’ai toujours fait comme ça, comme ça, ça paraît bien naturel.

Alexandre : j’ai toujours fait comme ça, il n’y a pas de soucis, je vous le signerai juste à la fin. Je fais comme ça.

Pourquoi ? Si vous donnez tout de suite votre accord, vous signez pour n’importe quoi. Si jamais ça se passe mal, s’ils sont agressifs, vous posent les mauvaises questions, ou essaient de vous tourner en ridicule, vous n’avez pas de solution de repli parce que vous avez signé le papier, et donc là, ils peuvent faire n’importe quoi même s’ils n’ont pas fini le sujet, s’ils ont de petits bouts d’images.

Toujours instaurer le rapport de force en votre faveur. Eux ont déjà leur rapport de force par nature, ils ont des caméras, une puissance de relai qui est bien supérieure à la vôtre. Donc il faut leur dire : je fais ça d’habitude, pas de problème, je vous le signerai à la fin, ne vous inquiétez pas. Pour eux, c’est le signal que vous n’êtes pas idiot et le deuxième signal, c’est : faites bien attention ce que vous allez faire et comment on va travailler ensemble. Même s’il y a un sourire, je suis un professionnel des médias, je suis un bon client des médias, donc faites bien les choses de votre côté, je les ferai bien de mon côté et si tout est OK, tout s’est bien passé, je signerai. Ça toujours été pour moi un excellent moyen de pression, cool, mais un moyen de pression quand même, parce que si vous ne signez pas le papier, ils ont déplacé le journaliste, du matos, ils ont mobilisé des gens et ça coûte très cher, pour rien.

Maxence : ça va se faire parce qu’ils ne se déplacent pas pour ne rien ramener.

Alexandre : donc vous ferez attention à ce que vous allez me dire, aux questions et ça va se passer pour le mieux, voilà mes techniques pour éviter les erreurs.

Maxence : donc 1) micro, 2) signer après l’interview et…

 

Alexandre : et le premier c’était filtrer les sujets.

Maxence : ne pas tout accepter, évidemment si ce sont des choses qui vont vous descendre ou mettre une image défavorable. Merci pour tous tes conseils. N’hésitez pas à bien mettre en place des communiqués de presse pour exploser votre autorité et atteindre des milliers, des dizaines de milliers voire des millions ou dizaines de millions de personnes. Récupérez les petits logos et les passages médiatiques qui vont faire une grosse différence sur le long terme pour que vous puissiez avoir une rente. Très peu d’entrepreneurs y pensent. C’est moi-même quelque chose que j’ai négligé et que je vais mettre en place en 2016 parce que je sais que ça va faire différence énorme sur mon business dans les 3-5 ans à venir.

Si vous avez aimé l’interview, cliquez sur le bouton juste en dessous et partagez-la sur Facebook et à tous vos amis. Si vous voulez passer un cap, vivre de votre savoir, de votre business ou de votre site Internet, je vous invite à cliquer sur le lien à l’intérieur de la vidéo YouTube, ça va vous rediriger vers une autre page où il suffit juste d’indiquer votre prénom et votre adresse email. Ça vous permettra de savoir quand je vais rouvrir les inscriptions de mon club privé Vivre de son site Internet, et surtout que vous puissiez passer un cap sur le Web français. Au plaisir et à très vite.

Alexandre : ciao

Maxence : ciao

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