Comment EXPLOSER vos REVENUS RÉCURRENTS en AUTOMATIQUE avec 1 système à ABONNEMENT ?

Transcription de l’interview avec Laurent Dijoux

Maxence : dans cette nouvelle vidéo, on va voir ensemble comment exploser vos revenus grâce à un système d’abonnement. Ici, Maxence Rigottier du site vivre-de-son-site-internet.com

Aujourd’hui, je suis avec Laurent Dijoux. C’est un spécialiste des abonnements. On va voir comment créer des abonnements, quelle que soit la thématique de votre business, comment fidéliser les gens pour qu’ils restent 3, 6, 9, 12 mois ou plus, quel est le type de prix que vous pouvez demander pour un abonnement. On va voir tout ça ensemble à travers une interview étude de cas.

Comme les autres interviews, on est actuellement au congrès des infopreneurs à Barcelone. C’est un événement assez sympa pour rencontrer l’élite du web-entrepreneuriat français. Je vais laisser Laurent se présenter et on va voir ensuite tous les aspects pour réussir dans vos campagnes d’abonnement et faire exploser vos revenus.

Salut Laurent.

Laurent : salut Maxence

Maxence : est-ce que tu peux te présenter brièvement, nous expliquer depuis quand tu es sur le Web et pourquoi tu as réalisé des businesses 100 % sur l’abonnement ?

Laurent : je suis sur le Web depuis 2001, donc je suis un dinosaure ! On me le rappelle très souvent. En 2001, j’ai commencé à m’informer sur la thématique marketing parce que j’avais une société à l’Ile de la Réunion et ma problématique était de savoir comment faire pour mieux me faire connaître et vendre mes produits. Je m’y suis intéressé jusqu’à 2003, où là, je me suis dit, je vais jouer un peu.

Maxence : donc 2001-2003, tu découvrais Internet comme beaucoup, comme moi entre 2011 et 2013.

Laurent : voilà, donc période d’apprentissage en même temps j’ai ma société à côté. Et 2003, je lance mon premier site et je suis une méthode de Christian Godefroy sur les lettres de vente, les grandes lettres de vente. Si vous n’avez jamais vu ces lettres de vente là, c’est que vous arrivez tout juste sur Internet. J’ai vu des lettres de vente qui faisaient 20, 30, 40, 50 pages…

Maxence : vous avez le curseur et vous essayez de le descendre et vous vous dites, mais non, je ne suis encore pas à la moitié de la page de vente !

Laurent : exactement. On se donnait beaucoup de mal à l’époque pour pouvoir faire connaître notre savoir et comme je suis un dinosaure, ça fonctionnait déjà plutôt bien. J’ai mis le pied à l’étrier très rapidement. En 2003, c’était toujours un terrain de jeu. Et 2005, j’ai fermé ma société à l’Ile de la Réunion et comme le marketing m’intéressait énormément, je me suis dit : je vais être consultant en web marketing. Ça, c’est la période 2005-2007.

Maxence : 2001-2003, apprentissage ; 2003-2005, c’était quelle thématique que tu entreprenais ? Le copywriting ?

Laurent : voilà, je vendais des produits grâce au copywriting. C’était des méthodes pour avoir plus de confiance. On avait une bibliothèque avec Christian Godefroy et on reprenait les thématiques qu’il nous donnait parce qu’on était formé par ce grand homme.

Maxence : si vous ne connaissez pas Christian Godefroy, je fais une petite parenthèse.

Laurent : tu peux, un hommage en plus.

Maxence : c’est le pionnier, la personne qui a formé tous les grands noms du Web de 2000 à 2011-2012. C’est vraiment comme si c’était le Zidane du foot, ou encore le Usain Bolt du sprint, ou le Djokovic ou le Nadal du tennis. Vraiment quelqu’un qui était au-dessus de tout le monde et qui a formé toute l’élite qui a lieu encore aujourd’hui.

Laurent : il a tiré vers le haut l’entrepreneuriat. C’était un grand homme. Hommage à Christian, puisqu’il n’est plus avec nous.

Maxence : depuis décembre 2012, il est décédé.

Laurent : grâce à lui et à un autre marketeur, je continue mon expérience de rédaction des lettres de vente, mais en même temps je fais du consulting Web. Je navigue entre les deux mondes, le monde virtuel là où on blogue, on fait des affaires en ligne et le monde réel où on est face à des clients et on fait du consulting, la vraie vie.

En tout cas, c’est comme ça qu’était perçu le métier à l’époque, c’est-à-dire que nous, infopreneurs, on était dans un monde de rêve alors que vous voyez que ce n’est pas du tout le cas. Je suis avec Maxence, on est à Barcelone, on se rencontre. On n’est pas caché derrière notre ordinateur et au contraire, on va même à la rencontre de nos pairs. Vous pouvez aussi venir nous voir si vous voulez. On parlera après des workshops. C’est une possibilité d’avoir des interactions, les séminaires c’est pareil, on peut aller voir les plus grand, on peut rencontrer de nouvelles personnes et interagir.

Maxence : en France, vous avez le Webdeux Connect qui est en novembre et le congrès des infopreneurs qui est au mois de juin. Ce sont les deux événements indispensables et à noter dans vos agendas, et mettre le petit budget qu’il faut pour venir parce que vous allez avoir toute l’industrie du Web français. C’est un peu comme si vous étiez footballeur professionnel, ou apprenti footballeur pro, et qu’il y avait deux sessions équipe de France dans l’année. Évidemment qu’il faut venir pour tisser du réseau auprès des meilleurs et surtout aspirer leurs connaissances et leurs savoirs.

Laurent : oui, venez. Je n’ai rien d’autre à rajouter. Vous allez passer de bons moments et vous allez apprendre des choses extraordinaires. En plus, votre courbe de croissance va monter.

Maxence : ça va décoller. Tu disais 2007 à 2015, qu’est-ce que tu as réalisé ?

Laurent : très brièvement, parce que pour le parcours, si on fait très long, ce n’est pas forcément très intéressant. Ce qui est intéressant, c’est ce qu’on en retire. 2009, j’ai écrit un livre. La première très grande leçon pour être reconnu comme expert, écrivez un livre. C’est ce que j’ai fait et derrière j’ai eu énormément de consulting, de reconnaissance. Les gens me reconnaissaient beaucoup plus facilement, venaient me voir naturellement. Ça vous permet d’attirer le public à vous et d’être reconnu comme un auteur, comme un expert. C’est donc la première grande leçon en 2009.

2009-2011, je me dis qu’avec toute la reconnaissance que j’ai, je vends encore uniquement des produits et à chaque fois, je recommence à zéro chaque mois. Si je vends un produit, comme un ebook…

Maxence : moi je suis un peu contre l’ebook parce que c’est beaucoup de travail et un peu de revenus. Je suis plutôt format vidéo ou audio pour les petits produits d’appel.

Laurent : qui a plus effectivement de valeur. Mais, on va dire produit d’appel, que ce soit audio ou vidéo, pour 20 euros par exemple, on peut avoir un DVD qui nous apprend X ou Y ou vous avez une vidéo, etc. Si vous faites 100 ventes d’un produit à 20 euros, vous faites 2000 euros dans le mois. Si on part du principe que vous commencez en janvier, en février quand vous recommencez pour atteindre ces 2000 euros, vous devez revendre 100…

Maxence : 100 nouveaux clients, 100 nouveaux acquéreurs

Laurent : donc on recommence vraiment de zéro pour réobtenir les 2000 euros. Ma grande problématique à cette période-là, c’est de trouver un business model qui me permettrait de ne pas repartir de zéro. Je suis tombé un peu par hasard sur les sites à abonnement, parce que je faisais partie de sites à abonnement. Et à un moment donné, je me suis dit que c’est ça qu’il faut que je fasse, ne pas me contenter uniquement de vendre un produit – même si je le fais toujours –, mais de proposer un abonnement derrière.

Le gros avantage, et je pense que vous vous en doutez, c’est d’avoir des revenus récurrents qui tombent chaque mois ou chaque semaine en fonction de la fréquence de paiement que vous avez mise en place. Ça rassure en tant qu’entrepreneur de savoir qu’on ne va pas recommencer à zéro le mois prochain, mais on va commencer à 2000 si on reste dans les mêmes proportions que je vous avais données.

Si j’ai fait mes 100 ventes à 20 euros, ça fait 2000 euros pour janvier. Je reprends exactement le même principe pour février. Je ne vais pas commencer à 2000, parce qu’il y a quand même des personnes qui vont se désabonner. C’est le principe de l’abonnement, on peut faire tout ce qu’on veut, avoir toutes les optimisations qu’on veut, mais à un moment donné ou un autre, il y a des personnes qui, pour des raisons X ou Y, vont ne pas renouveler l’abonnement. Mais imaginons que nous commençons le mois avec 20 % de perte, on commence quand même le mois avec 1600 euros et non plus 0. C’est vraiment la force de l’abonnement.

Et comme vous avez pu le constater, on est à Barcelone dans un hôtel et il y a du monde qui passe.

Maxence : de temps en temps, s’il y a un peu de bruit ambiant, c’est les Espagnols qui crient.

Laurent : essayez de vous concentrer sur le message parce que je pense qu’au niveau de l’abonnement, et même sur tous les messages que vous avez déjà reçus auparavant, il y a des choses intéressantes à en retirer. Excusez-nous un peu pour la qualité de la vidéo de temps en temps, mais suivez-la parce que vous allez en apprendre beaucoup. Maxence lui-même est aussi spécialiste de l’abonnement, donc il va pouvoir ajouter des éléments sur ce que je vous apporte aujourd’hui.

Donc découverte du principe du site à abonnement. Pourquoi utiliser le site à abonnement ? C’est la raison principale. Mais aujourd’hui je pourrais vous citer des centaines de raisons pour lesquelles avoir des sites à abonnement.

On peut en voir deux immédiatement.

C’est pour l’affiliation par exemple. S’il y a un produit unique, quelqu’un qui ferait votre promotion et ferait la promotion d’un produit unique, vous allez lui reverser des commissions une fois. Si vous avez un abonnement, vous pouvez lui proposer des revenus également récurrents, donc lui aussi sera content et sera même beaucoup plus intéressé de profiter de l’offre à abonnement parce qu’il va recevoir des sous de manière récurrente au lieu d’avoir un one-shot sur un produit.

Si on a à choisir en tant qu’affilié entre une offre à abonnement ou un produit unique, il y a quasiment 100 % des cas où on va choisir l’offre à abonnement. C’est vraiment si le produit est cher de l’autre côté et qu’on fait une grosse bascule. Si le produit coûte 1000 euros et qu’on nous offre 600 en one-shot en affiliation, là effectivement c’est une grosse commission et on est tenté d’aller dans l’autre sens. Mais si on reprend le même principe, si c’est 1000 euros l’abonnement par mois, et qu’on a 500 euros de commission dessus, vous faites le ratio, lequel tu choisis toi ?

Maxence : je choisis tout !

Laurent : tu prends les premiers mille et tu prends aussi l’abonnement, mais si tu avais le choix juste avec le produit unique et l’abonnement, qu’est-ce que tu ferais ?

Maxence : pour faire passer les gens à l’abonnement, il faut mettre des bonus ou vraiment une offre beaucoup plus importante.

Laurent : il y a des stratégies différentes, on va voir ça. On le voit tout de suite ?

Maxence : oui

Laurent : l’offre à abonnement n’est pas forcément évidente à vendre.

Maxence : comment la vendre ?

Laurent : il y a deux astuces principales qui nous permettent de vendre une offre à abonnement.

La première est de passer par un webinaire avant. Pendant 45 minutes, une heure, on passe du temps avec les personnes, on leur apporte de la valeur et on crée une connexion entre elles. À ce moment-là, les personnes sont plus rassurées sur ce que vous proposez, elles vous ont découvert pendant cette heure et après derrière, il suffit juste de leur dire : nous avons ça pendant cette heure, ça vous a apporté tel et tel truc, en tout cas c’était l’objectif initial, donc ça vous a apporté telle valeur. Si vous voulez continuer l’expérience avec moi ou avec nous voilà ce qu’on vous propose. Après ça dépend de la thématique, ça peut être de l’abonnement coaching, de l’abonnement produit un par mois, ou un par semaine en fonction de ce qu’on délivre

Maxence : ça peut être un abonnement club privé également, ce qui est très peu connu au final sur le Web français, mais qui marche très bien, notamment dans ma niche paris sportifs. Si vous avez une thématique sur le poker, le turf, la fiscalité, la politique, ou encore la bourse, l’immobilier, la séduction, à partir du moment où il y a de grosses émotions, de l’actualité ou un gros échange d’expérience. Je pense à la séduction, il y a un gros échange d’expérience, plus de l’actualité parce que tu as conquis d’autres femmes ou d’autres hommes. Je pense également à tout ce qui est fiscalité parce que les lois changent constamment. Toutes ces choses où vous savez qu’il y a de nouvelles choses qui ont eu lieu.

Laurent : exact. Donc première stratégie : webinaire et après on bascule sur une offre à abonnement. Ça marche très bien.

Mais ce qui marche le mieux, c’est d’avoir un produit avant de passer sur l’abonnement. Vous pourriez vendre votre abonnement directement sur Internet, faire de la publicité ciblée et envoyer des personnes sur cette offre-là. Par contre, ce qu’on constate, c’est que les taux de transformation sont beaucoup plus élevés s’ils achètent un produit avant et qu’on positionne l’offre à abonnement derrière. Donc un premier achat, le client sort sa carte bancaire et juste derrière, il y a la possibilité de poursuivre.

Maxence : ce que tu conseilles, c’est que la personne achète un produit en one-shot, donc un produit quelconque et derrière en vente additionnelle, tu inclus l’abonnement

Laurent : oui, c’est-à-dire qu’on va avoir un produit complémentaire derrière le premier produit. Ce n’est pas un produit concurrent. Le produit qu’on vend au départ doit en lui-même résoudre le problème entièrement. Nous par exemple on est des vendeurs d’informations, on donne des méthodes pour que les personnes puissent réaliser tel ou tel résultat, donc l’objectif sur ce premier produit, c’est que ce soit déjà un produit complet. S’il n’est pas complet ou que vous annoncez qu’il n’est pas complet quand vous essayez de vendre votre site à abonnement, la personne va se dire : je viens d’acheter un truc et on me met un truc à abonnement derrière pour résoudre le produit que j’ai acheté.

Maxence : il ne faut pas qu’il y ait un amalgame avec le produit en one-shot.

Laurent : exactement. Une fois que le premier produit est acheté, il faut proposer une expérience complémentaire. C’est pour cela que les coachings fonctionnent très bien. Je vous donne l’exemple d’un produit où vous avez la méthode de A à Z, par contre derrière on peut vous proposer de vous aider à réaliser cette méthode-là. C’est tout à fait cohérent.

Moi, par exemple Laurent Dijoux, je peux vous dire : vous avez acheté tel produit pour réaliser de très bonnes interviews, donc il y a toute la structure pour pouvoir réaliser de très bonnes interviews, mais si vous voulez que moi je vous conseille une heure par mois sur cette technique-là ou avec un package par exemple de trois heures pour commencer et après une heure par mois pour vous aider à réaliser de meilleures interviews, j’interviens dans le processus, je donne de la valeur au produit et en donnant de la valeur au produit, je peux facilement proposer une offre de coaching ou une offre de suivi derrière.

Et ce type de produit là, ce qui est génial c’est que vous ne créez pas le produit, c’est vous qui intervenez. C’est vrai que c’est du temps qu’on dispense et en général on dit qu’il faut éviter de vendre son temps quand on est infopreneur, c’est une philosophie que je ne partage pas parce que si vous êtes à 200 ou 300 euros de l’heure, c’est quand même plus intéressant que d’essayer de vendre 100 ebooks à 20 euros. Vous voyez le ratio, c’est quand même assez sympa.

Maxence : je rebondis juste sur le coaching. J’avais déjà fait une vidéo sur le sujet. Vous avez deux paramètres à mettre en place : le premier c’est combien valez-vous de l’heure ? Si vous valez 1000 euros de l’heure, vendre du coaching à 200, 300 euros de l’heure ne vous intéresse pas. Première question : combien valez-vous de l’heure ? Ensuite, mettez un coaching 2, 3 ou 4 fois plus important.

Et le deuxième paramètre, c’est : est-ce que vous kiffez ou non de faire du coaching ? Est-ce que vous aimez le faire ? Toi en l’occurrence, Laurent, je sais que tu l’aimes, moi j’aime également, mais je pense notamment à des infopreneurs qu’on a pu voir durant le weekend qui même si on les payait 2000 euros de l’heure, ou 200 euros de l’heure en fonction de leur business et de ce qu’ils valent aujourd’hui ne le feraient pas, parce que ce n’est absolument pas leur philosophie de vie. C’est peut-être votre cas aujourd’hui.

Combien valez-vous de l’heure et est-ce que vous kiffez ou non de vendre du coaching ? Ça, ça va faire une grosse différence pour votre abonnement, si notamment vous vendez du coaching en abonnement.

Laurent : si vous préférez ne pas être présent dans le système abonnement, c’est tout à fait possible. Dans ce cas-là, il faut créer un mini-produit chaque mois qui permet de résoudre une succession de problèmes que votre prospect va rencontrer. Ça, on n’en a pas parlé, et je ne sais pas si tu en parles régulièrement, mais c’est de définir son client idéal.

Par rapport à son client idéal, on sait pertinemment qu’on va avoir une multitude de problèmes qu’on peut résoudre. On fait donc cette liste de questions ou de solutions qu’on peut apporter à nos clients idéaux et ensuite, chaque mois on leur propose de résoudre un problème à la fois.

Maxence : ou mettre en place ce que j’évoquais juste avant un club privé. Vous avez bien compris concernant l’abonnement, il faut que ça soit un complément d’un produit one-shot. Pour bien vendre ce type d’événement, le plus efficace ce sont les conférences en ligne, ce qu’on appelle également les webinars.

Et vous avez certainement une question qui vous vient à l’esprit : OK, merci, Maxence, merci, Laurent, mais comment et surtout combien on vend l’abonnement ? Est-ce qu’on vend à 17 euros par mois, 20 euros, 50 euros, 60 euros, 200 euros ? Quel est le tarif qui est le plus facile à vendre et surtout quel est le tarif qui permet aux gens de rester 3 mois 6 mois, 9 mois, 12 mois ou plus ?

Par rapport à tous les tests que tu as réalisés, quel a été le meilleur rapport gain, risque, gain, temps utilisé ?

Laurent : il faut faire simple parce que sinon, on peut partir dans beaucoup de business models. Le plus simple à l’heure actuelle est de faire une offre d’essai à un ou deux euros ou à 7 euros – déjà je dévie, je donne trois stratégies différentes.

Maxence : on va y revenir. Moi je ne le conseille pas. J’ai eu quelques tests d’amis entrepreneurs à 1 euro et ensuite par exemple 20 euros ou 30 euros par mois. Tu fais une petite offre et quelle a été la conversion, ça a bien marché pour toi ?

Laurent : oui. 1 euro, 17 euros, ça fonctionne très bien. La période d’essai peut être entre 3 et 14-15 jours. Donc ça, pour moi, ça fonctionne très bien. Sur voyages booster par exemple, j’ai une offre d’essai à 7 euros et c’est justement là où je voulais en venir, c’est-à-dire que pour ces 7 euros-là, je leur ai offert une version physique d’un de mes produits. Ils ont juste payé les frais d’envoi. Ce sont deux astuces qui sont vraiment énormes en termes de retour sur investissement. Pour les 7 euros, vous pouvez envoyer le produit chez votre client et la deuxième chose, c’est que ce produit-là est physiquement présent chez le client.

Maxence : c’était quoi le produit que tu as réalisé ? Peut-être que ça paie les frais de port, mais le coût de la réalisation de ce produit, c’était quoi ?

Laurent : le DVD coûtait aux alentours de 2 euros par DVD produit. La Poste, ça devait être 3,5 euros.

Maxence : en gros tu revenais dans tes frais

Laurent : on est donc à 5,5 euros. Si tu rajoutes la manutention derrière, non parce qu’on le fait manuellement. Mais, au niveau purement financier, la première opération était rentable. Le but du jeu n’était pas qu’elle soit rentable ou pas, c’était d’offrir quelque chose au client, qu’il le reçoit chez lui. On est donc physiquement présent chez la personne contrairement à la majorité des produits digitaux qu’on a sur notre disque dur ou sur l’ordinateur. Une fois que l’ordinateur est fermé, il est fermé.

Un livre qui rejoint l’exemple du DVD peut être mis dans la bibliothèque, vous pouvez passer devant tous les jours, vous voyez que vous l’avez. Pour le DVD, c’était pareil. Le DVD est chez la personne et on est physiquement présent chez cette personne, ce qui crée un ancrage beaucoup plus important.

7 euros, l’offre avec le DVD. Et juste derrière, l’abonnement principal à 27 euros par mois. Une période d’essai de 14 jours. La personne paie 7 euros, elle reçoit son DVD, mais reçoit aussi du contenu immédiatement parce que ça prend du temps que le DVD arrive chez une personne.

Maxence : ça prend on va dire une semaine

Laurent : si pendant une semaine vous envoyez un élément physique à votre client, il faut toujours qu’il ait du contenu sous le coude juste après son achat, surtout qu’on est sur Internet. Si on arrive sur une page de téléchargement ou sur une page de zone membre où il n’y a rien et on lui dit juste : vous allez recevoir votre CD d’ici une semaine, et votre période d’essai, ne l’oubliez pas, est de 14 jours. Si vous faites ça, vous vous faites dégager tout de suite.

Il faut donc avoir du contenu. Certains font ça. Le contenu du DVD est présent pour le téléchargement, mais les personnes reçoivent quand même le DVD chez elles.

Maxence : elles peuvent l’avoir en souvenir ou l’offrir à quelqu’un d’autre

Laurent : exactement. La conversion sur l’abonnement à 27 euros devait être aux alentours de 56-57 %.

Maxence : excellent. Et la durée moyenne ? 6 mois ? 3 mois ? 9 mois ? 12 mois ?

Laurent : Voyages booster est complètement une exception. Ce n’est pas pour vous impressionner, mais j’ai 42 clients en 2011 quand je lance cette aventure-là, ce n’est pas énorme, mais ce sont 42 clients à 27 euros, mais il y a une offre premium derrière et j’ai plusieurs clients qui prennent l’offre premium, qui basculent encore sur un abonnement qui est plus cher que les 27 euros. 42 clients à l’époque, sur ces 42 clients il y en a 3 qui sont partis durant l’année.

Maxence : ça fait 39 clients sur 42 ans qui ont payé 12 mois sur 12, donc qui t’ont donné plus de 300 euros. Imaginez l’impact de l’abonnement, et surtout ta stratégie magique d’envoyer un DVD. C’est un investissement dans un premier temps, il faut envoyer le DVD, s’en occuper. Et ensuite tu encaisses 300 euros par personne.

Laurent : oui voilà. Mais après les personnes sont restées aussi principalement par rapport à moi. Là aussi il y a un truc qui est important. Si vous êtes à l’aise face à la vidéo, directement passez à la vidéo, vous allez créer une connexion avec les personnes qui vous regardent. Si vous n’êtes pas forcément à l’aise avec la vidéo, essayez de trouver des formations ou essayez de vaincre votre timidité pour utiliser ce média-là parce que franchement, il n’y a pas un moyen qui existe au monde pour créer une meilleure connexion entre des internautes qui sont à des milliers de kilomètres et vous-même.

Là, ce qu’on est en train de faire, c’est bonjour, on se présente, et vous nous voyez, vous voyez notre personnalité. Vous voyez qu’on bute de temps en temps sur les mots ou il y a du bruit autour, donc on est dans la vraie vie, on vous fait partager ces moments-là et ce n’est pas juste pour vendre quelque chose derrière. On vous montre qu’on est bien présent et qu’on est là pour vous, pour vous aider. Vous allez voir cette connexion-là s’établir, nous aussi on voit cette connexion-là s’établir et c’est grâce au pouvoir de la vidéo.

Il faut aussi rajouter cet élément-là. Déjà par rapport à la vidéo, ils me connaissaient à l’avance. C’est un autre facteur de réussite. Si on a une audience et des personnes qui nous suivent et qui nous font confiance, elles vont beaucoup plus facilement acheter nos produits, nos sites à abonnement.

Construisez votre marque en ligne. Demandez l’avis de votre audience et créez-leur aussi des choses sur mesure. Je pense que tu l’as beaucoup abordé dans beaucoup d’interviews, mais ça revient, c’est forcément que c’est une recette qui fonctionne. Il faut donc l’appliquer.

Maxence : je voulais rebondir sur pas mal de choses. Tu m’as dit hier hors interview que tu avais eu un problème de santé et tu as 14 personnes sur un abonnement qui était à 47 euros et qui ont payé combien de temps ? C’était assez impressionnant et là on voit l’importance du personal branding. 14 mois, tu n’as strictement rien envoyé et 14 personnes t’ont payé 47 euros par mois pendant 14 mois. Ce n’est pas pour te faire plaisir, mais tu leur as tellement donné de valeur par le passé, et c’est en solidarité par rapport à ton problème de santé.

Laurent : honnêtement, je ne peux pas dire que c’est en solidarité par rapport à mon problème de santé, mais que c’est par rapport à moi, ça, c’est sûr et certain.

Maxence : c’est fabuleux quand même. Tu recevais 600 euros par mois, en ne faisant strictement rien et pendant 14 mois. C’était une rente qui tombait.

Laurent : eh oui. J’avais bien prévenu tous les abonnés que j’avais eu un problème de santé. Ce n’est pas moi qui avais fait passer le message parce que je ne pouvais pas le faire, mais j’ai fait passer le message sur mes listes pour leur dire : je suis malade, je ne peux pas continuer l’aventure donc arrêtez votre abonnement. Et les personnes n’ont pas arrêté leur abonnement. C’est quand je suis revenu en bonne santé que je me suis réoccupé de ce site. Après, je les ai appelés.

Maxence : et tu leur as donné aussi pas mal de bonus, de choses pour les remercier au final

Laurent : voilà pour les remercier, pour la compensation aussi. Ce n’est juste qu’ils m’ont donné des sous et derrière n’ont rien eu non plus. Ce n’est pas un truc qu’il faut faire sur Internet. Si vous ne donnez pas de contenu, de valeur, ça va s’arrêter. Là, c’était un contexte assez exceptionnel.

Maxence : et le dernier point qui me traversait l’esprit, c’est que tu évoquais l’envoi d’un DVD. Vous vous dites peut-être, moi je n’ai pas de DVD. Je prends différents exemples. Si vous avez un site sur la corde à sauter, n’hésitez à envoyer une petite corde et ensuite, vous mettez en place un abonnement à 27 euros. Si vous avez un site sur le golf, c’est peut-être bête à dire, mais envoyez des balles de golf et pareil, vous pouvez mettre en place un abonnement avec du coaching.

C’est important, comme tu l’as évoqué. Très peu de personnes le réalisent, parce qu’il y a la contrainte de l’envoi physique. Mais quand vous êtes présent physiquement dans la maison de la personne parce qu’elle a reçu votre produit, vous allez avoir un taux de fidélité qui est largement plus important que tous types d’abonnement en ligne. Vous ne passez plus du côté virtuel, mais vraiment du côté comme si vous étiez un ami, de la famille et ça, ça change tout en termes de relations et de fidélité.

Laurent : exactement, donc créer la relation avec son audience, ses clients, vous montrer que vous êtes des privilégiés. Si nous, on a la chance d’être là à Barcelone, ou d’être ailleurs dans le monde et de profiter de notre activité, c’est grâce à vous. On doit aussi vous être reconnaissant, on doit vous apporter de la valeur et pour nous, c’est un plaisir de vous apporter des choses supplémentaires, des petits plus, des cadeaux.

Maxence : juste pour finir sur une dernière question. Si vous voulez vendre des abonnements chers, donc 200, 300 euros ou plus, c’est important de vendre du coaching. C’est bien évidemment important de savoir combien vous valez de l’heure et surtout si vous aimez faire ça ou non.

Toi, tu as une méthode aussi que je trouve excellente. Tu réalises des ateliers physiques, ce qu’on appelle des workshops et ensuite, pendant ces 3 ou 5 jours d’ateliers où tu es présent avec un petit groupe de personnes – c’est souvent entre 8 et 12 personnes – tu vas leur proposer au milieu ou à la fin de cet atelier, est-ce que ça vous intéresse un programme de coaching, d’accompagnement en profondeur pour que vous ayez un suivi sur la durée. Et là, ça te permet par la même occasion de réaliser des ventes sur un coaching à 200 ou 300 euros mensuels.

Laurent : exactement. Le principe du workshop c’est que les personnes viennent, mais c’est comme le procédé du produit à 7 euros qui est déjà complet.

La promesse du workshop, c’est en fonction des workshops auxquels on assiste – parce que j’ai une gamme de workshops différents –, mais vous arrivez avec une idée et vous repartez avec le projet qui est complet. On va travailler sur cette idée-là, on va vous donner notre point de vue parce qu’on est plusieurs experts à vous coacher pendant ces 3 jours et vous allez ressortir avec votre lettre de vente, une offre de téléchargement, des partenaires avec une page affiliation, et une offre produit qui est prête à être lancée et qui sera même testée pendant le workshop. Pendant le workshop, on va savoir si votre offre fonctionne, si elle a une audience en face et vous allez pouvoir acquérir vos premiers clients et même des premiers clients à abonnement.

Quand vous arrivez le premier jour, vous n’avez quasiment rien ou juste l’idée et quand vous ressortez, vous ressortez avec quelques clients normalement. C’est très rare que parmi les personnes qui font le workshop, qu’il y en ait qui ressortent sans client. La plupart de nos clients repartent avec leurs propres clients. Ça rentabilise un peu le workshop. Mais ce qui est vraiment génial, c’est qu’on leur a mis un coup de pied aux fesses pendant les 3 jours ou pendant les 7 jours – parce qu’il y a des versions différentes. On les a aidés à réaliser leur propre produit, leur propre projet et elles repartent également avec un plan d’action sur 3 à 6 mois.

En appliquant les stratégies ou le plan d’action qu’on a mis en place pour ces personnes-là, normalement elles n’ont plus besoin de notre aide parce que le plan d’action est déjà donné. Le workshop en lui-même est complet pour pouvoir réussir un projet, un produit qui fonctionne.

Par contre derrière, on leur dit : si vous voulez notre assistance et qu’on garde un œil sur votre projet et que quand vous avancez, on est là pour vous dire si c’est la bonne direction, si c’est la bonne stratégie. Si on a un peu de buée devant les yeux, et ça nous arrive souvent même nous en tant qu’infopreneurs, quelqu’un peut venir vous dire que là, tu ne vas pas dans la bonne direction, ou on avait dit que tu devais faire ça et finalement tu ne fais pas ça.

Le fait d’avoir quelqu’un derrière vous, ça va vous aider à aller beaucoup plus loin et vous allez aussi être rassuré dans votre stratégie parce que vous devez vous contenter d’avancer et il y a quelqu’un derrière vous pour vous dire, voilà tu avances dans la bonne direction, ou tu dévies un peu, ou fais ci, mets ça en application. En général, ça fonctionne très bien.

Au premier jour, on prévient qu’il peut y avoir ce coaching pour passer à l’étape suivante. En général, on ne fait aucune vente à ce moment-là. C’est comme dans les webinaires…

Maxence : on verra plus tard, dans le programme, dans le séminaire, dans le coaching, dans la formation.

Laurent : on ouvre une possibilité et les personnes y pensent, ça travaille un peu dans leur tête et à la fin du workshop, on refait cette offre. En moyenne, on a 70 personnes qui prennent l’offre.

Maxence : si vous avez 10 personnes, tu as 7 personnes qui prennent le coaching, donc c’est excellent. C’est un bon moyen de vendre du coaching en abonnement à des tarifs assez importants et surtout d’avoir des revenus récurrents dans les mois qui suivent.

Laurent : il n’y en a pas beaucoup qui font des workshops à l’heure actuelle, mais si vous organisez des séminaires, ce qui est en train de vraiment se développer en francophonie, vous pouvez aussi appliquer la même technique. Après, vous ne pourrez pas forcément vendre du coaching cher, quoi que si c’est sous forme de mastermind, ça peut le faire également.

Maxence : si vous avez beaucoup de valeur, 200, 300 euros ou plus, il n’y a pas soucis.

Laurent : le produit le plus rapide à créer en abonnement, ce sont les masterminds. Les personnes qui viennent chez vous vous connaissent déjà ; et juste derrière vous allez leur dire : vous pouvez travailler avec moi et avec un petit groupe de personnes pour x euros par mois et vous allez pouvoir développer vos revenus, votre activité de manière exponentielle parce que vous aurez une fusion de personnes, d’énergie qui vont vous porter vers le haut.

Les masterminds, c’est vraiment une très bonne idée de site à abonnement quand vous avez déjà des clients, et ça peut vous rapporter beaucoup d’euros à la fin du mois pour très peu de travail, mais il y a quand même du travail parce que tout ce qui est fait en amont doit être mis en place pour réussir à vendre un mastermind.

Maxence : personnellement, je vous conseille à 100 % de mettre en place un système d’abonnement, notamment si vous êtes dans une petite niche où vous avez une petite audience. C’est la clé qui va vous permettre d’exploser vos revenus ou encore d’avoir des revenus assez linéaires, et si vous avez une micro audience de réaliser 1000 ou 2000 euros par mois assez rapidement. Le système d’abonnement est vraiment le système le plus puissant pour générer du cash et surtout fidéliser son audience.

Merci d’avoir suivi cette vidéo. Si vous l’avez aimée, cliquez sur le bouton « j’aime » juste en dessous et partagez-la sur Facebook et à tous vos amis.

Je vous invite également à rejoindre mon club privé Vivre de son site Internet. Les inscriptions vont bientôt démarrer, la réouverture va bientôt avoir lieu, donc je vous invite à cliquer sur le bouton qui s’affiche à l’intérieur de la vidéo YouTube. Vous allez être redirigé vers une autre page où il suffit juste d’indiquer votre prénom et votre adresse email gratuitement, pour savoir quand je vais rouvrir les inscriptions.

Je vous dis à très vite pour la suite et au plaisir de vous voir en chair et en os, en live. À bientôt.

Laurent : ciao, ciao

Maxence : ciao

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *